Actus

03 Juil 2020

Covid-19 : charge virale identique chez les patients symptomatiques et asymptomatiques

Cette nouvelle étude de l’Imperial College de Londres parue dans la prestigieuse revue Nature, confirme que non seulement plus de 40 % des Covid-19 ne présentent aucun symptôme mais aussi que la charge virale est globalement comparable entre les patients symptomatiques et asymptomatiques. Les données de l'étude sont tirées de l'étude de la population de la ville de Vò en Italie (3 200 habitants), qui a connu le premier décès de la Covid-19 recensé dans la péninsule, le 21 février 2020. La ville a été mise en quarantaine immédiatement durant 14 jours et l’ensemble de la population a été testée pour l'infection à SARS-CoV-2, par 2 fois, 86 % dès le confinement, et 72 % 2 semaines plus tard à la sortie du confinement. Les auteurs concluent que le fait que la charge virale soit comparable entre les porteurs symptomatiques et asymptomatiques signifie que même les patients asymptomatiques sont susceptibles de transmettre la maladie. Ils ajoutent également que des tests généralisés, l'isolement des malades et le confinement sont les "bonnes" mesures, qui ont permis de mettre fin à l'épidémie. Source (en anglais)
02 Juil 2020

Covid-19 : reconnaissance en maladie professionnelle

Les Ministères de la santé et du Travail viennent de publier conjointement un communiqué définissant les modalités de reconnaissance en maladie professionnelle des travailleurs atteints de la Covid-19 et de ceux ayant eu une probabilité forte d’en avoir été atteints, dans le cadre de leur activité professionnelle. Sont concernés tous les soignants des établissements sanitaires et médico-sociaux, les personnels non-soignants travaillant en présentiel dans ces structures, ainsi que ceux assurant le transport et l'accompagnement des personnes atteintes de la Covid-19. Les professionnels de santé libéraux bénéficieront également de ce dispositif. Pour les travailleurs non-soignants, la procédure de reconnaissance de la maladie professionnelle sera facilitée : un comité unique de reconnaissance national dédié à la Covid-19 sera constitué pour assurer l'homogénéité du traitement des demandes. Des dispositions réglementaires seront publiées prochainement afin de permettre la mise en œuvre rapide de ces mesures et un tableau des maladies professionnelles intégrant la Covid-19 sera créé par décret. Pour mémoire, la reconnaissance en maladie professionnelle permet une prise en charge des frais de soins à hauteur de 100 % des tarifs d'assurance maladie, une prise en charge plus favorable des indemnités journalières, et une indemnité en cas d'incapacité permanente. Lire le communiqué
30 Juin 2020

Reconnaissance au travail et épuisement professionnel

Selon cet article paru dans le Journal of Occupational and Environmental Medicine, la reconnaissance au travail est un facteur protecteur de l’épuisement professionnel. L'étude qui a suivi 548 salariés au travers de 2 études, a mesuré, à l’aide de questionnaires en ligne, leur perception des différentes formes de reconnaissance manifestée par les autres salariés et la hiérarchie. Elle a mis en évidence que plus la reconnaissance venant à la fois des autres salariés et des supérieurs hiérarchiques était importante, plus l'incidence de l’épuisement professionnel diminuait. Les auteurs concluent que des expériences de reconnaissance positive pourraient être encouragées dans les entreprise afin de réduire les effets négatifs de l’épuisement professionnel. Source (en anglais) 10 questions sur la reconnaissance au travail (Anact)
29 Juin 2020

Footing pendant un arrêt de travail = remboursement des IJ

La Cour de Cassation vient de rappeler dans un arrêt récent que le service de l'indemnité journalière (IJ) est subordonné à l’obligation pour le bénéficiaire de s’abstenir de toute activité non expressément et préalablement autorisée. En l'espèce, un salarié traité pour un syndrome dépressif sévère conséquence d'un contexte professionnel difficile, avait participé à 14 courses (semi-marathons, entraînements, etc.), dont certaines pendant ses arrêts de travail (ceux-ci portant toutefois la mention "Sorties libres"). La CPAM avait suspendu le versement des IJ et réclamait le remboursement d'indus, au motif que le salarié avait pratiqué une activité non autorisée. Le TASS à l’époque des faits, avait rejeté les demandes de la CPAM considérant que l’activité sportive en question n’avait pas été interdite et que l’attestation établie a posteriori par le médecin traitant invitait l’assuré à la poursuivre. La Cour de cassation a cassé le jugement en soulignant que dans cette affaire, le salarié n’avait pas été expressément et préalablement autorisé par son médecin à exercer l’activité litigieuse. Consulter l'arrêt
26 Juin 2020

Travail à la chaleur et droit de retrait, télétravail et vague de chaleur

Selon l’article L 4131-1 du Code du travail les salariés peuvent en raisons d'un danger grave et imminent pour leur vie ou leur santé, exercer un droit de retrait. Les fortes chaleurs ou la canicule entrent-elles dans ce cadre réglementaire ? Les magistrats de la Cour d'appel de Toulouse (4e chambre sociale, 1re section, 18 Septembre 2015 – n° 13/03121) et de Nancy (Chambre sociale, 26 Février 2010 – n° 09/01034) on répondu deux fois de manière positive. Quant à savoir si lors d'une vague de chaleur et en télétravail, il est possible ou pas de porter un short, de se faire installer la clim ou de réorganiser ses journées de travail, cet interview de l’avocat spécialiste du droit du travail Éric Rocheblave, paru dans la revue en ligne The Hufftington Post apportera toutes les réponses. En savoir plus
25 Juin 2020

Travail à la chaleur et fonctions cognitives

Il est bien connu que le travail dans des conditions d'hyperthermie peut nuire à la santé, mais selon cet article paru dans les Scientific Reports  de la revue Nature, l'exposition prolongée de la tête à un fort ensoleillement ou à une température élevée altère considérablement certaines fonctions cognitives, et notamment la coordination des tâches motrices complexes. L'étude a montré que que la baisse des performances motrices et cognitives est observée à partir de 38,5°C et que la lumière directe du soleil sur la tête peut aussi affecter la productivité. Les auteurs concluent que le stress thermique environnemental devra être mieux pris en compte dans les politiques de Santé publique et les directives en Santé au travail, avec la nécessité d’une protection spécifique de la tête afin d'en minimiser les effets nocifs. Source (en anglais)
24 Juin 2020

Covid-19 : un nouvel outil pour aider les entreprises à réaliser l’évaluation des risques

Comme pour l’ensemble des autres risques professionnels, l’exposition au SARS-CoV-2 (virus responsable de la Covid-19) doit faire l’objet d’une démarche d’évaluation des risques de la part des employeurs et être intégré dans le document unique. Pour aider les entreprises, l’INRS et l’Assurance maladie – Risques professionnels proposent un nouvel outil, le "Plan d’actions Covid-19". Ce questionnaire en ligne aide les entreprises d’identifier les situations à risque de Covid-19 et leur propose des mesures très opérationnelles pour agir en conséquence. Disponible en accès libre et facile d’utilisation, le "Plan d’actions Covid-19" balaie un large éventail de situations allant de l’accueil du public, à la gestion des prestataires extérieurs, à l’aménagement des locaux ou encore à la conduite à tenir vis-à-vis d’un travailleur présentant des symptômes de la Covid-19. En savoir plus
23 Juin 2020

Covid-19 : asymptomatique et peu ou pas immunisé ?

Selon cet article paru dans Nature Medicine, les patients infectés par le SARS-CoV-2 et restant asymptomatiques pourraient avoir une réponse immunitaire moindre que ceux ayant été symptomatiques. L'étude chinoise, qui a suivi 37 patients asymptomatiques dans un groupe de 178 malades, a constaté que 8 semaines après la sortie de l'hôpital, les niveaux d'anticorps neutralisants avaient diminué chez 81,1 % des patients asymptomatiques et de seulement 62,2 % chez ceux ayant été symptomatiques. Les auteurs concluent à l'existence d'un risque potentiel à instituer un "Passeport d'immunité" faussement rassurant quant à l'immunité dont pourraient bénéficier leurs détenteurs et et plaident, encore une fois, pour des interventions de santé publique (distanciation sociale, hygiène, isolement des groupes à haut risque, dépistage généralisé, etc.) Source (en anglais)
22 Juin 2020

Cannabis et économies de santé

Selon cet article paru dans la revue Cannabis and Cannabinoid Research, les consommateurs de cannabis médical consomment moins de ressources médicales, prennent moins de médicaments et ont une meilleure qualité de vie. L'étude de la prestigieuse Université John Hopkins, qui a suivi 800 consommateurs de cannabis médical et de plus de 460 témoins non-utilisateurs, a mis entre autres en évidence : Une prescription de médicaments réduite de 14 %. Un nombre de consultation aux Urgences réduit de 39 %. Un taux d’admission à l’hôpital dans les 30 derniers jours réduit de 46 %. Les auteurs concluent que le cannabis médical pourrait permettre des économies bénéfiques à la fois au patient et au système de santé en général. Source (en anglais)
19 Juin 2020

Covid-19 : port du masque et travail à la chaleur

L’exposition à la chaleur peut entrainer des effets allant de la sensation d’inconfort thermique au coup de chaleur en situation de contrainte thermique. La contrainte thermique se définit selon des critères de température, d’humidité et d’ensoleillement ambiants, en fonction de la charge de travail. La combinaison de ces conditions peut faire augmenter la température corporelle interne. Même si la majorité des études semble conclure que le port de masque ne s’accompagnerait pas d’une augmentation mesurable cette température interne, avec l’arrivée de l'été des questions se posent néanmoins quant au l'obligation du port de ces masques liés à la pandémie de Covid-19 et le travail à la chaleur. L’IRSST canadien vient de publier une page d'informations et de recommandations sur le sujet. En savoir plus
18 Juin 2020

Cigarette électronique, mythes et réalités

Le Docteur Philippe Arvers, médecin addictologue et tabacologue, administrateur de la Société Francophone de Tabacologie et de l'Institut Rhône-Alpes-Auvergne de Tabacologie, répond pour la revue en ligne The Conversation à quelques unes des rumeurs sans fondement les plus récentes concernant l'usage de la cigarette électronique (qu'il préfère appeler "vape") : L’usage de la vape, occasionnel ou régulier, est associé à un risque accru d’infarctus du myocarde. Une épidémie de pneumopathies aux USA chez les utilisateurs de la vape. La vape, porte d’entrée dans le tabagisme. La vape, source d’infections bucco-dentaires. Il conclut en rappelant que d’après une méta-analyse anglaise datant de 2015, même si l’on ne peut garantir que la vape soit sûre à 100 %, elle réduit les risques pour la santé de 95 % par rapport au tabac. Ce qui vient encore d’être rappelé dans le rapport annuel du Public Health England de mars 2020.Lire l'article
17 Juin 2020

Travail, chômage et suicide

L’actualité fait régulièrement état de suicides de salariés sur leur lieu de travail ou de témoignages de salariés qui se sont suicidés en incriminant leurs conditions de travail. La perte d’un emploi et la situation de chômage peuvent également fragiliser les personnes et entraîner un risque suicidaire. Que signifient ces suicides liés à la situation professionnelle ? Comment les prévenir ? Dans son 4e rapport qui vient d'être publié, l’Observatoire national du suicide (ONS) apporte des éclairages académiques, statistiques et juridiques sur les suicides liés au travail et au chômage. Il offre également un état des lieux des évolutions des systèmes d’information pour améliorer la mesure globale des suicides et éclairer les liens avec la situation professionnelle et la santé mentale. Pour mémoire, L’Observatoire national du suicide, présidé par le ministre des Solidarités et de la Santé, a été créé le 9 septembre 2013 et renouvelé le 1er août 2018 pour cinq ans. Son animation scientifique et son secrétariat sont assurés par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). Télécharger le rapport Télécharger une synthèse du rapport
16 Juin 2020

Artériopathie des membres inférieurs et stress professionnel

Si l'on connaissait déjà l'association entre stress au travail et pathologies cardiaques (infarctus) et neurologiques (AVC), selon cet article paru dans le Journal of the American Heart Asssociation, il existerait également un lien entre stress professionnel et les artériopathies oblitérantes des membres inférieurs (AOMI). L'étude, qui a suivi 139 000 hommes et femmes âgés de 39 à 49 ans, participant à 11 études en Finlande, en Suède, au Danemark et au Royaume-Uni, pendant environ 12 ans, a mis en évidence un risque d'AOMI accru de 40 % pour les participants souffrant de stress au travail. Ce risque étant encore plus élevé chez les hommes, fumeurs, et avec un niveau socioéconomique élevé. L'explication se trouverait peut-être dans l'inflammation et l'élévation de la glycémie que le stress entraîne. Source (en anglais)
15 Juin 2020

Covid-19 : presque 1 cas sur 2 asymptomatique

Selon cet article paru dans les Annals of Internal Medicine, les patients asymptomatiques mais contagieux pourraient représenter jusqu'à 45 % des personnes infectées parle SARS-CoV-2. L'étude, qui a analysé les données de 16 groupes de patients atteints de la Covid-19 dans le monde entier (patients hospitalisés, résidents d’EHPAD, passagers de croisière, détenus, etc.), a également montré que les patients asymptomatiques sont capables de transmettre le virus pendant une période prolongée, peut-être plus de 14 jours, et que contrairement aux précédentes études, des charges virales très similaires chez les patients symptomatiques ou non, même si l’infectiosité reste encore imprécise. Les auteurs concluent à l'importance de mener des études longitudinales qui permettront de préciser et de différencier les taux de patients asymptomatiques, présymptomatiques et asymptomatiques, mais que dans tous les cas, le port du masque ne devrait pas se discuter. Source (en anglais)
12 Juin 2020

Covid-19 : 50 % de faux-négatifs dans les tests ?

Selon cette méta-analyse publiée dans les Annals of Internal Medicine, un nombre très important des patients réellement infectés par le SRAS-CoV-2 ont un résultat négatif (faux-négatif) lors des tests PCR. L'étude qui a analysé les résultats des tests de 1 330 prélèvements a montré que : Les patients infectés testés dans les 4 jours suivant l'infection sont 67 % plus susceptibles d’avoir un test négatif. Les patients infectés et symptomatiques testés ont un taux de faux négatifs de 38 %. Le test est le plus fiable 8 jours après l'infection et en moyenne, 3 jours après l'apparition des premiers symptômes, mais avec un taux de faux négatifs qui reste néanmoins de 20 %. Les auteurs concluent que compte-tenu des limites importantes du test PCR, il serait peut-être souhaitable de traiter tous les patients à risque élevé comme s'ils étaient infectés, en particulier s'ils présentent des symptômes de la Covid-19, même si les résultats du test PCR sont négatifs. Source (en anglais)
11 Juin 2020

Covid-19 : gardez vos masques !

"Mon masque vous protège. Votre masque me protège" pourrait être la conclusion de cet article paru dans les Proceedings of the Royal Society A.Cette étude de l'Université de Cambrige a mis en évidence que : L'utilisation d'un masque par 50 % de la population ou plus permet de maintenir le taux de reproduction du coronavirus (le nombre de personnes auxquelles un individu infecté transmet le virus) en dessous de 1. Le port du masque par 100 % de la population combinée à des mesures de confinement/déconfinement élimine tout risque de résurgence pendant les 18 mois (temps nécessaire au développement d’un vaccin). Même avec des masques en tissu efficaces à seulement 75 %, le taux de reproduction peut être ramené de 4 à moins de 1. Même les masques efficaces à seulement 50 %, apportent toujours un avantage considérable. Les auteurs concluent que l'utilisation généralisée de masques, combinée à la distanciation physique et à quelques mesures légères de confinement, représente un moyen efficace de gérer la pandémie et de relancer l'économie bien avant qu'un vaccin puisse être produit.Source (en anglais)
10 Juin 2020

Covid-19 : des conditions météorologiques propices ?

Selon cet article paru dans la revue AIP Physics of Fluids, la survie du virus serait liée non seulement à la surface sur laquelle se déposent les gouttelettes dans lesquelles il est contenu, mais aussi aux conditions météorologiques. L'étude a examiné le temps que ces gouttelettes mettent à s'évaporer (après toux, éternuement ou simple parole) en fonction de la météo et des surfaces sur lesquelles elles sont posées, sachant qu'une fois les gouttelettes disparues, le coronavirus meurt rapidement. Grace à un modèle mathématique et en comparant les temps de séchage de ces gouttelettes dans les villes de New York, Chicago, Los Angeles, Miami, Sydney et Singapour, les auteurs ont observé qu'il existait une corrélation entre le temps de séchage et développement de la pandémie : plus celui-ci était long (climat humide), plus le taux de croissance de la pandémie était élevé. Les auteurs concluent à l'importance de nettoyer plus régulièrement les surfaces telles que les écrans de smartphones et celles, hydrophiles, de type coton ou bois, que des surfaces de type métalliques sur lesquelles les gouttelettes s'évaporent plus rapidement. Source (en anglais)
09 Juin 2020

Covid-19 : le virus classé comme un risque “intermédiaire” par la Commission européenne

La Commission européenne vient de décider de classer le virus SARS-CoV-2 causant la Covid-19 dans le groupe 3 des agents biologiques.  Il s’agit d’un niveau de risque intermédiaire sur une échelle qui va de 1 à 4 mais de nombreux parlementaires européens avaient demander le classement du SARS-CoV-2 dans le groupe 4.Parmi les différences essentielles entre ces deux groupes, on relève notamment le fait que, dans le groupe 4, sont classés les agents biologiques qui peuvent présenter un risque élevé de propagation dans la population et pour lesquels il n’existe généralement ni prophylaxie ni traitement efficace.Une autre des différences majeures entre le groupe 3 et le groupe 4 est que pour les travailleurs qui manipulent un agent du groupe 4, l’employeur est tenu de fournir des instructions écrites et, le cas échéant des affiches, portant sur les procédures à suivre.Télécharger la DirectiveClassement des agents biologiques (Code du travail)Classement des agents biologiques (INRS)
08 Juin 2020

Covid-19 : le coronavirus est-il sorti d’un laboratoire ?

Le coronavirus et la pandémie de Covid-19 sont-ils le résultat d’un accident de laboratoire ? Si la thèse a été rapidement relayée par des amateurs de complots, certains faits troublants obligent à la considérer sérieusement. A Wuhan, point de départ de l’épidémie en Chine, plusieurs laboratoires, dont un laboratoire de haute sécurité (P4), manipulaient des coronavirus de chauves-souris. Pire, en 2018, des inquiétudes concernant le respect des normes de sécurité de ce laboratoire P4 avaient été émises par des diplomates américains. Grâce à la géolocalisation des laboratoires de Wuhan, à la lecture d’études scientifiques récentes, à l’analyse de documents officiels chinois et à quelques calculs mathématiques simples, l’équipe vidéo du journal Le Monde fait le point sur les indices et la probabilité de chaque hypothèse. Regarder la vidéo
03 Juin 2020

Covid-19 : 2 mètres et des lunettes

Cette méta-analyse que vient de publier The Lancet confirme aujourd'hui qu'en matière de prévention la distanciation physique, les masques, mais aussi les protections oculaires sont essentielles. L’étude, qui a identifié 172 études observationnelles dans 16 pays et 6 continents et 44 études comparatives pour un total de 25 697 patients, conclut que : Une distanciation physique d'un mètre entraîne une baisse de 80 % du risque de transmission et cette baisse est encore plus importante avec une distanciation de deux mètres. La protection des yeux (lunettes ou dispositifs de protection oculaire) offre un avantage supplémentaire en matière de prévention. L'efficacité des masques dans l'espace public est confirmée avec une réduction du risque de 85 % pour les masques "grand public", ce risque diminue encore les masques de type N95 ou FFP2 ou pour les masques chirurgicaux. L'hygiène des mains reste la mesure de protection de base la plus importante. Source (en anglais)

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