Actus

25 Sep 2020

Covid-19 : après les masques, les lunettes ?

Même si la principale voie d'entrée du virus reste le nez, en théorie, le virus peut pénétrer dans l'organisme via toutes les muqueuses du visage y compris les yeux, faudra-t-il bientôt porter en plus des masques des lunettes pour se protéger du SARS-CoV-2 ? Selon cet article paru dans la revue JAMA Ophthalmology, même si la réponse n'est pas claire ou définitive, la question mérite en tout cas d'être posée. En effet, l'étude chinoise portant sur une série de patients atteints de la Covid-19 et admis aux urgences, a mis en évidence que parmi ceux-ci, très peu portaient des lunettes : 16 sur 276 (soit 5,8 %) alors que la moyenne des porteurs de lunettes dans la population générale de la province du Hubei est de 31,5 %. Soit une importante corrélation. Mais une corrélation n’est pas une relation de cause à effet et il est fort possible que d'autres facteurs entrent en jeu pour expliquer ces résultats. Pour être certain que les yeux constituent bien une porte d'entrée au SARS-CoV-2, il faudrait pour cela pourvoir analyser le liquide oculaire des patients contaminés ce qui n'est techniquement pas simple et de ce fait jamais réalisé en routine hospitalière. Même si les auteurs ne recommandent pas le port de protections oculaires en public, ils concluent néanmoins que leurs résultats devraient inciter à encore plus se laver les mains et d'éviter autant que possible de se toucher/frotter les yeux. Source (en anglais)
24 Sep 2020

Sanction disciplinaire et règlement intérieur

Dans les entreprises de plus de 20 salariés, soumises à règlement intérieur, les sanctions disciplinaires qui y figurent peuvent, et ne doivent, être appliquées qu'à une condition : le règlement doit avoir été porté à la connaissance des salariés, a minima par voie d'affichage sur les lieux de travail, les locaux et la porte des locaux où se fait l'embauche. Dès lors, un affichage dans la salle de pause ne suffit pas, ce que vient donc de rappeler la Cour de Cassation dans un arrêt récent. En l'espèce, une salariée depuis plus de 10 ans dans une entreprise d'ameublement de plus de 20 salariés, avait fait l'objet d'une mise à pied à titre disciplinaire d'une journée. Elle avait en effet tenu des propos déplacés et dénigrants à l'encontre de certains de ses collègues. La salariée conteste la sanction, estimant que les sanctions applicables dans l'entreprise n'avaient pas été régulièrement portées à sa connaissance. La Cour de cassation, comme la Cour d'appel avant elle, partage cet avis : le règlement intérieur, même déposé au greffe du conseil de prud'hommes, n'ayant pas fait l'objet d'une publicité dans les locaux de l'entreprise n'est pas opposable aux salariés. L'affichage du règlement intérieur dans la salle de pause de l'entreprise ne suffit pas à rendre applicables les sanctions qu'il contient. Lire l'arrêt
23 Sep 2020

Risque routier et déplacements professionnels

Les accidents routiers du travail représentent aujourd’hui environ 3 % des accidents du travail toutes causes confondues, et plus de 20 % de l’ensemble des accidents mortels de travail (pour le régime général de la Sécurité sociale). Au-delà des risques de dommages corporels en cas d’accident de la route, le conducteur est également exposé à des risques physiques, posturaux, chimiques et psychosociaux. Sur une vidéo que vient de mettre en ligne l'Inrs, des experts font le point sur les moyens de prévention des risques routiers et des entreprises témoignent de leurs actions en la matière. Regarder la vidéo
22 Sep 2020

Covid-19 : bars et restaurants lieux à (haut) risque

Selon cet article publiée dans le Morbidity and Mortality Weekly Report des Centers for Disease Control and Prevention, la fréquentation des bars et restaurants pourrait bien être une situation à risque d’infection par le SARS-CoV-2. L’étude, qui a porté sur 314 sujets dont 154 infectés par le SARS-CoV-2 et 160 autres dont le test PCR était négatif, a comparé pour les 2 groupes la fréquence des expositions potentiellement contaminantes. Les participants ont été interrogés sur le port du masque et leurs éventuelles expositions "sociales" (rassemblements de plus de 10 personnes dans la sphère privée, achats en magasins, salle de sport, bar, café, salon de coiffure, office religieux, transports en commun, etc.) durant les 14 jours précédant les symptômes. Les résultats de l'étude ont montré que ceux qui avaient été infectés avaient rapporté 2,4 fois plus souvent que les autres avoir diné dans un restaurant (à l’intérieur, dans un patio ou à l’extérieur) dans les 2 semaines précédentes. Les auteurs concluent que les expositions et activités durant lesquelles le port du masque et la distanciation physique sont difficiles à maintenir, notamment dans des endroits où l’on mange et l’on boit sur place, pourraient constituer d’importants facteurs de risque pour contracter une infection par le SARS-CoV-2 et que des mesures devraient être mises en oeuvre pour protéger les clients et les salariés. Source (en anglais) Une vidéo de la NHK illustre la manière et la rapidité avec lesquelles le coronavirus peut se répandre dans un groupe d'individus. Une lotion fluorescente a été appliqué sur les mains de l'un des participants qui a partagé son repas avec neuf autres personnes. Chaque volontaire s'est servi à un buffet partagé, puis tous ont pris place autour d'une table. Le résultat après 30 minutes
21 Sep 2020

Covid-19 : du bon usage des ascenseurs

Les cabines d’ascenseurs sont potentiellement fréquentées par tous les usagers d’un bâtiment. Ces espaces clos, peu ou mal ventilés pourraient favoriser la transmission du SARS-CoV-2 par inhalation d'aérosols s'y accumulant. En l'absence de données sur la proportion d'aérosols générés par une personne respirant, parlant, toussant ou éternuant et sur la dose virale infectante, l'Inrs émet néanmoins les recommandations suivantes dans le dossier qu'il vient de consacrer au sujet : Eviter, autant que faire se peut, d'utiliser les ascenseurs et de privilégier les escaliers. Aérer au maximum les cages d'escalier. Le maintien des portes palières ouvertes ne doit pas se faire au détriment des règles de sécurité incendie. Lorsque l'usage de l'ascenseur est indispensable : Pour chaque usager, même seul dans la cabine, maintenir le port du masque préconisé dans les locaux et effectuer une friction des mains à l'aide d'un gel hydro-alcoolique avant d'entrer dans l'ascenseur. Limiter le nombre de personnes dans l'ascenseur de manière à respecter une distance supérieure à un mètre entre chacune. En savoir plus
11 Sep 2020

La pollution est responsable d’un décès sur huit

Selon le rapport que vient de publier l'Agence européenne de l'Environnement, 13 % des morts en Europe, soit 630 000 en 2016, sont directement ou directement imputables à la pollution atmosphérique et sonore. Le rapport pointe d'importantes disparités entre l'ouest et l'est de l'Europe et aussi avec le niveau socio-économique des différents états. Parmi les pays les plus touchés on retrouve en tête l'Albanie et la Bosnie-Herzégovine (27 %), alors que la mortalité plus faible est retrouvée en Islande et en Suède (9 %). La France se retrouvant en 7e position derrière le Luxembourg. La quasi-totalité de ces morts est liée à des cancers, des maladies cardio-vasculaires et respiratoires. En ce qui concerne l’incidence de la Covid-19 sur les communautés, les premiers éléments de preuve suggèrent que la pollution atmosphérique et la pauvreté pourraient entraîner des taux de mortalité plus élevés. Point positif toutefois pour l'Agence : la qualité de l'eau. Elle est considérée comme "Excellente" dans plus de 85 % des cas pour les eaux de baignade et d'un "Bon statut chimique" pour 74 % en ce qui concerne l'eau potable. En savoir plus Télécharger le rapport (en anglais)
10 Sep 2020

Covid-19 : 90 % de faux positifs ?

Selon une rumeur tenace et largement diffusée sur les différents "réseaux sociaux" depuis quelques jours, la quasi-totalité des cas confirmés de Covid-19, soit 90 %, seraient en fait des faux positifs. Ces messages prennent pour la plupart leur source et renvoient vers une vidéo YouTube tirée de OANN (One America News Network), la chaîne préférée de Donald Trump. On y voit la présentatrice Liz Wheeler y affirmer, en citant un article du New York Times, que "jusqu’à 90 % des tests Covid-19 positifs auraient dû être négatifs". Si l'article en question existe bel et bien, il s’agit simplement d’une enquête sur la politique de dépistage de la Covid-19 aux Etats-Unis. Plusieurs spécialistes interrogés par le quotidien américain y estiment que les tests virologiques RT-PCR pratiqués à grande échelle seraient trop sensibles (en raison du nombre des cycles d'amplification génétique). Mais l'article n'affirme en aucun cas que 90 % des cas confirmés de Covid-19 seraient des "faux positifs" et les "publications" qui le prétendent se trompent autant dans les chiffres que sur le fond. Les Décodeurs du journal Le Monde reviennent sur l'origine de la rumeur et apportent les explications scientifiques nécessaires à la bonne compréhension des tests RT-PCR et leur interprétation. La vidéo à l'origine de la rumeur L'article du New York Times L'article des Décodeurs
08 Sep 2020

Covid-19 : 1 mètre ? 2 mètres ? Plus ? Où ? Quand ? Comment ?

A toutes ces questions concernant les règles de distanciation physique et sociale, cet article du British Medical Journal répond : "ça dépend". L'étude a fait une revue systématique de la littérature et passé en revue les études concernant l'origine de la "Règle des 2 (ou 1) mètres",  la taille, la physique et la cinétique des gouttelettes pulmonaires, les modèles de distribution des particules virales, etc. Les auteurs concluent que : Les règles actuelles de distanciation physique sont basées sur des données scientifiques obsolètes. La distribution des particules virales dépend de nombreux facteurs. Les preuves scientifiques suggèrent que le SARS-CoV-2 peut se propager à plus de 2 mètres en fonction des activités (chant, toux, cri, etc.). Les règles de distanciation devraient refléter les multiples facteurs qui modifient le risque comme par exemple la ventilation, le nombre d'individus, le temps d'exposition, le port du masque, etc. Ils proposent un modèle de distanciation physique, basée non plus sur une règle unique, mais sur ensemble de règles qui reflète plus précisément le risque réel en fonction du contexte. Source (en anglais) Télécharger le modèle
07 Sep 2020

Covid-19 : bloquer l’infection à l’aide d’un spray ?

Une équipe de recherche dirigée par Philippe Karoyan, Professeur Sorbonne Université au Laboratoire des Biomolécules (LBM, Sorbonne Université/Ecole normale supérieure - PSL/CNRS) a développé un leurre capable de bloquer, de façon irréversible, le virus SARS-CoV-2 en l’empêchant d’infecter les cellules pulmonaires. Cette découverte innovante pourrait constituer une solution thérapeutique alternative à la vaccination. Le projet, soutenu par la direction de la recherche de la faculté des Sciences et Ingénierie de Sorbonne Université et la SATT-Lutech a fait l’objet d’une demande de brevet, licencié à la Start-up χ-Pharma. Si le produit s’avère efficace et sans danger chez l’Homme, il pourrait arriver en pharmacie d’ici 6 mois. Ou pas. Le chercheur répond dans la vidéo ci-dessous aux questions des journalistes du Blob. Source (en anglais) Regarder la vidéo
04 Sep 2020

Covid-19 : conduite à tenir en cas de symptômes ou de contact avec un(e) malade

Vous avez de la toux, de la fièvre et/ou des maux de tête ? Vous avez côtoyé un ou une malade de la Covid-19 ? Si vous vous demandez quelle est la meilleure des conduites à tenir, la première règle est simple et reste toujours la même : isolez-vous et restez chez vous en en respectant strictement les gestes barrières et en limitant tout contact. Le site de l'ARS PACA vous explique ensuite la marche à suivre. En savoir plus Le site des Décodeurs du journal Le Monde fait de même grâce à son arbre de décision simplifié. En savoir plus Le Ministère de la Santé prodigue des conseils personnalisés pour agir contre le virus pour vous ou pour un proche. En savoir plus La CPAM via le site Ameli pour les entreprise fait le point sur le arrêts de travail dérogatoires et tout ce qui a changé au 1er septembre 2020. Pour mémoire, seuls les salariés présentant un très haut risque de développer une forme grave de la Covid-19, peuvent se voir délivrer un certificat d’isolement par leur médecin : Etre atteint de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie). Etre atteint d'une immunodépression congénitale ou acquise : Médicamenteuse : chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive. Infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm3. Consécutive à une greffe d'organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques. Liée à une hémopathie maligne en cours de traitement. Etre âgé de 65 ans ou plus et avoir un diabète associé à une obésité ou des complications micro ou macrovasculaires. Etre dialysé ou présenter une insuffisance rénale chronique sévère. En savoir plus
03 Sep 2020

Covid-19 : visières et masques à valve au mieux inefficaces

Selon cet article paru dans la revue Physics of Fluids, les porteurs de visières en plastique et de masques à valve "arrosent" un vaste périmètre avec des gouttelettes après un éternuement ou une toux, ce qui vient confirmer encore une fois leur inefficacité à stopper, à eux seuls, la propagation du SARS-CoV-2. L'étude a simulé un éternuement et une toux avec un mannequin, et observé la façon dont les gouttelettes se propageaient en les filmant à l'aide de rayons lasers verts horizontaux ou verticaux. Si la visière bloque dans un premier temps la projection vers l'avant des gouttelettes, une quantité importante parvient à s'échapper par dessous, devant et sur les côtés. Quant aux masques avec valve, un très grand nombre de gouttelettes passent par la valve, ce qui est normal puisque ce type de masque ne sert qu'à filtrer l'air inspiré. Les auteurs concluent que malgré le confort des visières et des masques à valve, rien ne remplace un masque chirurgical. Pire l'adoption à grande échelle de ce genre de protections pourrait faire plus de mal que de bien dans la lutte contre la Covid-19. Source (en anglais) Iconographie
02 Sep 2020

Covid-19 : la transmission aérienne est plus que probable

Selon cet article paru dans le JAMA Internal Medicine, un nouvel indice vient s'ajouter qui tendrait à confirmer que le coronavirus SARS-CoV-2 est très probablement transmissible par voie aérienne. L'histoire commence dans 2 bus ayant amené des passagers à un événement bouddhiste dans la ville de Ningbo (province du Zhejiang), le 19 janvier 2020. Un trajet de cinquante minutes (avec retour dans les deux mêmes véhicules mal ventilés) pendant lequel aucun des passagers n'était masqué. Sur 68 passagers testés dans le premier bus, 23 ont été contaminés. A l’inverse, aucune infection n’a été relevée dans le deuxième bus. Un passager sexagénaire et asymptomatique dans le premier bus était très probablement le cas index, ayant eu des contacts auparavant avec des habitants de Wuhan. Il était assis du côté droit dans une rangée au milieu du bus entre deux autres passagers. Les auteurs notent que le cercle d’infections était bien plus étendu que les quelques rangées autour du sexagénaire, avec des passagers contaminés à l’avant et à l’arrière du bus  et que si le virus ne se transmettait que par des grosses gouttelettes, le cercle aurait été plus réduit (celles-ci retombent généralement dans un périmètre de un ou deux mètres). De plus, le patient index était asymptomatique et ne toussait donc pas. Le système de climatisation du bus se bornant à faire recirculer l’air à l’intérieur de l’habitacle sans le renouveler, il a sans doute contribué à propager le virus dans tout le l'habitacle. Les auteurs concluent que leur étude suggère que, dans des environnements clos où l’air recircule sans être recyclé, le SARS-CoV-2 est un pathogène hautement transmissible. Source (en anglais) Les risques de contamination variant grandement en fonction du type d’activité, du milieu et de la circulation de l’air, cet article du journal Le Monde vous explique comment évaluer le risque de transmission en un coup d’œil. En savoir plus
31 Août 2020

Arrêts de travail dérogatoires et visites de reprise

Les arrêts de travail réalisés pour les salariés vulnérables au sens de l’article 1er du décret n° 2020-521 du 5 mai 2020, ont été des arrêts dérogatoires pour lesquels il n'existe pas d’obligation réglementaire de visite de reprise. Cependant, salarié ou employeur peuvent demander un avis au médecin du travail (visite à la demande du salarié ou de l'employeur) pour envisager les conditions possibles de la reprise. Des réponses seront alors données au cas par cas en fonction de la situation de santé, du contexte professionnel, des aménagements possibles, des dispositions mises en place par employeur. Par ailleurs, et à partir d'aujourd'hui, la définition de salariés vulnérables change et se restreint (Décret n° 2020-1098 du 29 août 2020 pris pour l'application de l'article 20 de la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020) mais certains pourront néanmoins continuer à bénéficier du dispositif d’activité partielle sur prescription de leur médecin.
31 Août 2020

Covid-19 : un virus sexiste ?

Les dernières études ont montré qu’environ 60 % des décès par Covid-19 surviennent chez des hommes et que le risque de décès est supérieur de 59 % chez les hommes par rapport aux femmes Selon cet article publié dans Nature, les réponses immunitaires au SARS-CoV-2 diffèrent considérablement entre hommes et femmes et ces différences d’ordre immunologique pourraient expliquer le fait que la maladie est plus sévère chez les hommes que chez les femmes. L'étude a mesuré les taux de 71 cytokines et chimiokines dans le plasma des participants séparés en 2 cohortes (respectivement 39 patients, 17 hommes et 22 femmes, et 98 patients, 51 femmes et 47 hommes) et un groupe témoin (64 patients, 45 femmes, 19 hommes). Elle a mis en évidence que les hommes produisent plus d’interleukine-8 et d’interleukine-18, ce qui entraîne un taux plus important de globules blancs appelés monocytes non classiques, jouant un rôle dans la réponse inflammatoire. Par ailleurs, des taux de chimiokine CCL5 ont été trouvés significativement plus élevés chez les hommes que chez les femmes au cours de l’évolution de la maladie. À l’inverse, les femmes développent une réponse immunitaire cellulaire plus solide en produisant dès le début de la maladie plus de lymphocytes T activés et de lymphocytes T CD8+ (cellules tueuses), que les hommes. L'étude a également montré qu’une réponse lymphocytaire T de faible ampleur est associée avec une aggravation ultérieure de la Covid-19 et qu'elle diminue chez les hommes avec l’âge. Les auteurs concluent que ces résultats devraient inciter à tenir compte du sexe en termes de pronostic et de traitement des patients atteints de la Covid-19. Source (en anglais)
28 Août 2020

Exposition des salariés français aux produits chimiques

Dans ce (long) document de synthèse (323 pages) publié par la Dares, les expositions professionnelles des salariés aux différents agents chimiques sont précisément décrites. Pour chacun des produits sont fournis des éléments descriptifs de la population exposée : catégorie socioprofessionnelle, sexe, tranche d’âge, statut, type d’employeur, taille et activité économique de l’établissement employeur et famille professionnelle. Les données présentées sont issues de l’enquête Surveillance médicale des expositions des salariés aux risques professionnels (Sumer) de 2017, enquête transversale qui permet de cartographier les expositions professionnelles des salariés, la durée de ces expositions et les protections collectives ou individuelles éventuelles mises à disposition. Télécharger le rapport
26 Août 2020

Covid-19 : à partir du 1er septembre le masque devient obligatoire en entreprise et dans tous les espaces clos

Pour freiner la propagation de la Covid-19, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, vient de présenter aux partenaires sociaux les évolutions concernant les règles sanitaires mise en oeuvre dans les entreprises. Le protocole national de déconfinement, publié le 3 mai par le ministère du Travail et mis à jour les 24 juin et 3 août, accompagne l’ensemble des entreprises et des associations dans la reprise de leur activité tout en leur permettant d’assurer la protection sanitaire des salariés. Il est à ce jour le document de référence en matière de prévention de la santé des travailleurs face au risque sanitaire de la Covid-19. Les ministres concernés ont présenté les évolutions envisagées du protocole aux partenaires sociaux : Systématiser le port du masque dans les espaces clos et partagés au sein des entreprises. Rappeler l’importance des autres mesures barrières complémentaires. Indiquer que le télétravail reste une pratique recommandée. Rappeler et renforcer les recommandations en matière d’hébergement collectif des travailleurs. En savoir plus Téléchargez la dernière version du protocole de déconfinement Consultez la page de l'ISTF consacrée à la Covid-19 Consultez les dernières actualités scientifiques sur la Covid-19
25 Août 2020

Covid-19 : tout commence par le nez

Selon cet article paru dans l'European Respiratory Journal, les premières cellules cibles du SARS-CoV-2 sont les cellules du nez et qu'elles sont également son principal point d'entrée dans l'organisme. L'étude a porté sur 19 échantillons prélevés lors d'une fibroscopie bronchique chez des patients atteints de la Covid-19, et analysés par microscopie confocale. Les résultats de l'étude ont mis en évidence que la protéine de surface cellulaire ACE2, récepteur clef de la glycoprotéine de pointe du SARS-CoV-2 (Spike "S"), est 200 fois plus concentrée dans les cellules de la partie supérieure du nez que dans les autres cellules nasales ou trachéales, ce qui expliquerait pourquoi cette zone du nez serait particulièrement sensible à l'infection par le coronavirus. Ces résultats permettent également d'expliquer pourquoi de nombreux patients souffrent d'anosmie. La conclusion des auteurs est encore une fois simple et sans appel : "Portez un masque et portez le bien". Source (en anglais)
24 Août 2020

L’employeur doit s’adresser à un salarié avec respect

La Cour de Cassation vient de rappeler dans un arrêt récent que un employeur qui ne s'adresserait pas avec le respect suffisant et dû à un salarié verrait la rupture du contrat de travail prononcé à ses torts. En l'espèce, l’employeur s’était, à plusieurs reprises, adressé au salarié dans des conditions bafouant son droit au respect, en lui écrivant (florilège) : "Qu’est-ce que vous attendez pour aller récupérer le camion ?" "Je ne peux qu’être atterré par la mauvaise foi dont vous faites preuve en tentant de déplacer votre incompétence sur le terrain des risques psychosociaux." "Je ne me sens pas l’âme du commandant du Titanic. Je sais d’où nous venons et où nous sommes. Bougez vous le cul, fort et vite." "Si j’oubliais, n’oubliez pas celui de vos collaborateurs avec le vôtre." "Ca, c’est une belle action marketing. Pour vous dépoussiérer la mémoire, je vous réclame la même depuis combien d’années ?" "Quand je vois comment vous animez les équipes commerciales de nos concessions au travers des coaching au rapport, de la newsletter, du challenge Noël, etc. je me dis que c’est grave." "C’est au patron de prendre la décision finale, c’est pour cela qu’il est payé. Les autres s’appellent des chefs de service. Ils dirigent mais ne valident pas. Ils sont rémunérés cadre niveau III." "Vous ne travaillez pas assez, vous devrez travailler plus, je vous le répète encore. Décidément, vous n’êtes pas câblé comme un chef d’entreprise… juste comme un chef de service. Peut-être y arriverez-vous un jour ?" Lire l'arrêt
20 Août 2020

Covid-19 : l’inutilité des applications de traçage de contacts ?

Selon cet article paru dans la prestigieuse Cochrane Library, les applications de traçage de contacts (StopCovid en France) ne seraient en rien la réponse universelle et miraculeuse à la pandémie de Covid-19. L'étude qui s'est basée sur une revue de la littérature depuis 2000, a mesuré les effets des applications de traçage de contacts dans le cadre d'épidémies de Covid‐19, d'Ebola, de tuberculose, de syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Les données analysées provenaient à la fois d'études de cohortes en population générale et de modèles et simulations mathématiques d'épidémies. Les résultats n'ont pas permis de mettre en évidence un avantage ou un intérêt de ces applications dans les études en population générale et un faible niveau de preuve en ce qui concernent les modèles et simulations mathématiques quand ceux-ci sont utilisés avec d'autres mesures de santé publique (quarantaine par exemple). Le seul très faible intérêt trouvé aux applications dans les études en population générale, serait un décompte plus rapide et précis des cas contacts. Pire encore, l'utilisation de ces seules applications serait susceptible de pénaliser encore plus les populations à risques n'ayant pas accès à l'Internet et/ou ne maîtrisant pas les technologies numériques. Les auteurs concluent que d'autres études seront nécessaires mais qu'il est très improbable qu'aujourd'hui ces seules applications de traçage de contacts puissent avoir un quelconque impact sur l'épidémie de Covid-19. Source (en anglais)
19 Août 2020

Numérisation et SST

L’intelligence artificielle et la robotique de pointe font désormais partie intégrante de la vie professionnelle et transforment rapidement le monde du travail. Mais quelle est leur influence sur la santé et la sécurité au travail (SST) ? L'Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail (EU-OSHA) met à disposition plusieurs documents, désormais disponibles dans différentes langues, pour répondre à la question : Le numérique et la sécurité et la santé au travail : un programme de recherche de l’UE-OSHA qui vise à apporter aux décideurs politiques, aux chercheurs et aux employeurs des informations fiables sur les risques potentiels pour la SST, afin de les aider à prendre sans délais les mesures efficaces qui s’imposent. Documents de réflexion sur les mégadonnées, l’impression 3D, les exosquelettes et l’intelligence artificielle (disponibles dans plusieurs langues). Prospective sur les risques nouveaux et émergents en matière de sécurité et de santé au travail liés à la numérisation d’ici à 2025 (disponible en 8 langues) En outre, l’EU-OSHA met à disposition une page web sur les TIC, la numérisation et le travail. En savoir plus

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