Actus

24 Jan 2020

Téléphone au volant : toujours plus !

Selon le dernier baromètre que vient de publier la Fondation MAIF et l’IFSTTAR, la part des conducteurs qui utilise son smartphone au volant augmente chaque année : 39 % en 2016, 43 % en 2017, 46 % en 2018 et 49 % en 2019. Cet usage est très lié à l’âge (60 % des moins de 45 ans et jusqu’à 65 % des 25-34 ans) et aux kilomètres parcourus (60 % de ceux qui font plus de 15 000 km/an). Le baromètre note également une complexification des usages qu’en font les conducteurs en 2019. Les conversations (43 % des conducteurs) ne sont plus l’usage principal du téléphone au volant : 48 % des conducteurs l’utilisent pour d’autres raisons. 37 % des conducteurs ont reçu ou envoyé des messages, dont 36 % des SMS, 23 % des messages instantanés, 19 % des e-mails. 1 conducteur sur 5 surfe sur l'Internet derrière son volant et 36 % utilisent leur téléphone comme GPS. Plus inquiétant au vu de la dangerosité de ces comportements, 66 % des conducteurs qui ont reçu des messages en 2019 ont reçu des messages complexes, c’est-à-dire qui combinent du texte et des photos ou des vidéos, 55 % en ont envoyé et 48 % ont échangé des messages en groupe. En savoir plus
22 Jan 2020

Quelles interventions efficaces pour prévenir le suicide ?

Chaque année en France, près de 9 000 personnes décèdent par suicide et environ 140 000 tentatives de suicide donnent lieu à un contact avec le système hospitalier. Santé publique France vient de publier dans sa revue trimestrielle La Santé en action, un dossier consacré à la prévention du suicide. Une trentaine d’experts et d’intervenants de terrain ont contribué à la rédaction de ce numéro qui fait un état des lieux des connaissance concernant ce difficile sujet et présente quelques-unes des actions efficaces appliquées sur le terrain. En savoir plus
21 Jan 2020

L’absence d’enquête pour harcèlement constitue un manquement à l’obligation de sécurité

C'est ce que vient de rappeler la Cour de Cassation dans un récent arrêt. En l'espèce, une salariée se plaint "de ses mauvaises conditions de travail" et du comportement de sa responsable qui "de façon très récurrente s’adresse à [elle] en hurlant" et par qui elle est à plusieurs reprises "brimée". Elle indique dans un courrier que "les problèmes rencontrés dans [son] activité [la] minent terriblement, et ont des répercussions sur [sa] santé" et émet une alerte sur une situation supposée de harcèlement moral. Licenciée, la salariée reproche entre autres à son employeur de ne pas avoir agi pour faire cesser ce harcèlement moral. Dans son arrêt, la Cour de cassation rappelle que la salariée doit présenter "des éléments de fait laissant supposer l'existence d'un harcèlement moral" (article L1154-1 du Code du travail) et qu'en l’occurrence, aucun agissement répété de ce type n’est établi. En revanche, la Cour note que l’entreprise aurait dû diligenter une enquête et rappelle que l’employeur, tenu à une obligation de prévention des risques professionnels, doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (article L4121-1Code du travail). En résumé, l’absence d’enquête par l’entreprise, même pour des faits non constitutifs de harcèlement moral, constitue un manquement à son obligation de sécurité. Lire l'arrêt
20 Jan 2020

Travailler durant la grossesse : une prévention à mobiliser

La part des femmes au travail a régulièrement augmenté ces dernières décennies et notamment dans les emplois les plus précaires et les plus pénibles. La plupart du temps la grossesse est considéré par l'employeur comme un aléa et est gérée dans l’urgence sans que des mesures de prévention soient mises en place. Cette récente étude publiée par Le Concours Médical a mis en évidence que : 44 % des salariées en début de grossesse étaient exposées à au moins 3 risques (risques physiques, produits chimiques et risques biologiques). Ces taux pouvant atteindre 64 % parmi les salariés en situation de précarité socio-économique voire même 79 % en milieu de soins. Moins de 10 % des salariées enceintes avaient une consultation avec le médecin du travail. Les possibilités de maintien dans l'emploi étaient généralement peu ou pas explorées. 56 % des femmes enceintes sont en arrêt de travail avant la fin du deuxième trimestre de leur grossesse. Les auteurs concluent que la prévention devrait être la première priorité et qu'elle sera d’autant plus efficace qu’elle aura été réfléchie et anticipée. Source : Le Concours Médical La protection des femmes enceintes et les risques liés à la grossesse
17 Jan 2020

Evaluation des risques psychosociaux dans les petites entreprises

Troubles de la concentration et du sommeil, irritabilité, nervosité, palpitations… Un nombre grandissant de salariés déclarent souffrir de symptômes liés à des risques psychosociaux (RPS). Présent dans tous les secteurs d'activité, ce phénomène a un impact sur le fonctionnement des entreprises (absentéisme, turnover, ambiance de travail, etc.). L'outil Faire le point RPS que vient de mettre en ligne l'INRS et destiné aux petites entreprises, permet d'identifier les facteurs de risques psychosociaux (RPS) et aide à intégrer les RPS au document unique d'évaluation des risques professionnels (DUER). En outre, il fournit des indications et des pistes pour faciliter l'élaboration d'un plan d'action. Son utilisation implique une participation des salariés pour qu'ils parlent du contenu de leur activité, de leur métier et du terrain. Cet outil a été conçu pour être utilisé de manière autonome par une petite entreprise qui ne se trouve pas dans une situation de dialogue social dégradé. En savoir plus Accéder à l'outil
15 Jan 2020

S’assoupir, somnoler, faire une sieste ou dormir au travail peut être cause de licenciement. Ou pas.

Si s’endormir ou faire une bonne sieste au travail peut justifier une cause réelle et sérieuse de licenciement, il est un certain nombre de cas pour lesquels les juridictions d'appel ou la cour de cassation disent le contraire. Cette revue de la jurisprudence de Me Eric Rocheblave fait le point et tente de répondre à la question : un salarié est-il toujours fautif de s’assoupir, somnoler, faire une sieste ou dormir au travail ? En savoir plus
14 Jan 2020

Fibrose pulmonaire et sommeil

Selon cet article paru dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, il existerait un lien entre la durée du sommeil et l'apparition d'une fibrose pulmonaire, en particulier pour ceux qui dorment moins de 4 heures ou plus de 11 heures par nuit par rapport à ceux qui dorment 7 heures. L'étude, qui a analysé les données de la Biobank britannique, met en évidence que : 4 heures de sommeil ou moins par nuit multiplie par 2 le risque de fibrose pulmonaire. 11 heures de sommeil ou plus par nuit multiplie ce risque par 3. Ce risque est augmenté chez ceux qui se couchent tard ou qui travaillent par quarts. L'explication, un peu complexe, serait à trouver dans la modification de notre horloge biologique et de la synthèse d'une protéine d'horloge de base (REVERBα), modification qui aurait pour effet d'altérer la production de collagène, elle-même à l'origine de la fibrose pulmonaire. Source (en anglais)
13 Jan 2020

Santé cardiaque : brossez-vous les dents et allez travailler à pied ou en vélo

Cette étude  parue dans l'European Journal of Preventive Cardiology, confirme l'existence d'une forte corrélation entre le brossage des dents et un risque réduit de fibrillation auriculaire et d'insuffisance cardiaque. Le mécanisme sous-jacent semble être lié au fait qu'une mauvaise hygiène buccodentaire entraîne la présence de bactéries dans le sang, induisant une inflammation systémique. Source (en anglais) Cette autre étude, parue également dans l'European Journal of Preventive Cardiology, met elle en évidence la diminution du nombre d'infarctus du myocarde chez celles qui allaient travailler en marchant à pied et ceux qui y allaient en pédalant à vélo. L'explication, fort simple, se trouve dans les facteurs de risques principaux de l'infactus du myocarde (surpoids, tabac et diabète) dont cette activité physique, même modeste, contribue à limiter les effets délétères. Source (en anglais)
09 Jan 2020

5 bonnes résolutions pour 2020

Services d’aide à distance, sites, applications, Santé publique France met à disposition de nombreux outils avec des conseils et astuces pour adopter les bons gestes et augmenter les chances de réussite de vos bonnes résolutions pour l'année 2020 : J'arrête de fumer Je ne bois pas d’alcool pendant 1 mois Je mange mieux Je bouge plus Je me protège et je protège les plus fragiles en adoptant les 4 gestes barrières de l’hiver
07 Jan 2020

Quels effets des horaires atypiques sur la santé et la sécurité au travail ?

Si les effets délétères du travail de nuit sont aujourd'hui bien documentés, ceux concernant les 13 millions de salariés travaillant selon des horaires atypiques (astreinte, travail le week-end, selon des horaires imprévisibles, variables ou flexibles, travail en horaires coupés ou fractionnés) sont moins bien connus. Cet article paru dans la revue Références en santé au travail et basé sur une revue de la littérature fait la synthèse des connaissances actuelles des effets en termes de santé et de sécurité ainsi que sur la vie sociale et familiale de ces formes d'horaires atypiques. Même si un certain nombre des études montrent des biais méthodologiques, il apparaît néanmoins que les salariés exposés à ce type d’horaires sont davantage soumis à des multi expositions, ont des comportements et un état de santé plus dégradés, accusent des risques de suicides plus fréquents, et ressentent des effets sur la vie sociale et familiale. Télécharger l'article
06 Jan 2020

Electricité : 10 règles élémentaires de sécurité

Dans notre société industrielle, l’électricité est la forme d’énergie la plus utilisée. Les travailleurs sont amenés à utiliser du matériel électrique. Cela implique que toute entreprise peut être confrontée à un accident d’origine électrique. Si le nombre d’accidents liés à l’électricité diminue régulièrement, ceux-ci sont souvent très graves. La prévention du risque électrique repose, d’une part, sur la mise en sécurité des installations et des matériels électriques et, d’autre part, sur le respect des règles de sécurité lors de leur utilisation ou lors d’opération sur ou à proximité des installations électriques. L'INRS vient de publier un dépliant pour rappeler les 10 règles élémentaires de sécurité en matière de prévention du risque électrique. Télécharger le dépliant
20 Déc 2019

Diabète de type 2 et aliments ultratransformés

Selon une nouvelle étude publiée grâce aux données de la cohorte française NutriNet-Santé et publiée dans le JAMA Internal Medicine, il existerait une corrélation entre la consommation d'aliments ultra-transformés (AUT) et le développement du diabète de type 2. L'étude met en évidence que, pour chaque augmentation de 10 % d'AUT dans une journée, le risque de développer un diabète de type 2 augmente lui aussi de 15 %. Et ces statistiques restent significatives même après ajustements et correction. C'est à partir de 100 grammes d'AUT par jour que le risque augmente et cela, même si l'ensemble de l'alimentation est peu, voire non transformée. Les AUT, du fait des procédés industriels qu'ils subissent, sont souvent des aliments très caloriques et en même temps pauvres en nutriments essentiels. Les auteurs concluent que dans la mesure du possible, ils ne devraient être consommés qu'avec parcimonie et qu'en revanche les aliments frais possèdent tous les avantages, y compris celui du prix. Source (en anglais)
19 Déc 2019

La version bêta du code du travail numérique est accessible

"Vous cherchez une information sur le droit du travail ? Vous avez besoin d’accompagnement ? Nous vous proposons des réponses personnalisées selon votre situation." Tels sont les objectifs du code du travail numérique, qui vient d'être mis en ligne dans sa version bêta. Construit avec les utilisateurs (employeurs et salariés) et les experts du terrain (inspecteur du travail services d’inspection du travail et de renseignements en droit du travail notamment), le service répondra aux questions que se posent les employeurs, notamment de TPE PME, quant aux règles applicables à leur situation, ainsi qu’à celles que se posent les salariés. L’ouverture officielle du site est prévue pour 2020. Accéder au site
18 Déc 2019

Alcool et pots d’entreprise

A l’approche des fêtes, beaucoup organisent des pots d’entreprise. Moments de convivialité, ils contribuent à renforcer les liens du collectif de travail. Mais lorsque la consommation de boissons alcoolisées est autorisée, elle peut constituer un facteur de risque pour la santé et la sécurité des salariés. La responsabilité de l’employeur peut être engagée. Certaines mesures peuvent cependant prévenir les risques pour les salariés. En savoir plus (Inrs) Plus il fait froid et plus on boit d'alcool, telle est la conclusion abrupte d'une étude qui vient de paraître dans la revue Hepatology. Pour expliquer de tels résultats, les auteurs avancent le fait que l'alcool est un vasodilatateur (il dilate les vaisseaux sanguins) et de ce fait augmente la sensation de chaleur. Par ailleurs, la consommation d'alcool est régulièrement liée à des états dépressifs, états qui ont tendance à se multiplier ou à s'aggraver lorsque le soleil se fait rare et que les températures baissent. les auteurs concluent qu'ils espèrent que leurs travaux aideront à mettre en place des politiques de santé publique plus ciblées et plus efficaces. Source (en anglais)
17 Déc 2019

Garder les reins solides

Dans le monde du travail, plus de deux salariés sur trois sont touchés au cours de leur carrière. Ainsi, les lombalgies représentent 20 % des accidents du travail (AT), 7 % des maladies professionnelles (MP) et sont la troisième cause d'admission en invalidité. Chaque année, environ 12 millions de journées de travail sont perdues et les lombalgies représentent pour la branche AT-MP plus d'un milliard d'euros par an. Cette prévalence s'explique par la multiplicité des facteurs de risque qui couvrent tous les métiers. Comment le travail nous casse-t-il le dos ? De quelle manière prévenir l’apparition de ces douleurs ? La revue Travail & Sécurité de l'Inrs vient de mettre en ligne un dossier complet sur les lombalgies qui fait le tour de la question. En savoir plus Même si les ceintures lombaires sont inefficaces pour prévenir un premier épisode de lombalgie, l’avancement des connaissances soutient leur utilisation chez les salariés souffrant déjà de cette pathologie. Les canadiens de l'Irsst se sont donc intéressés aux effets psychologiques et biomécaniques du port des ceintures lombaires chez des salariés lombalgiques. Les auteurs concluent que dans la perspective où un retour au travail tardif risque de nuire à la condition de santé des travailleurs, l’option du port de la ceinture lombaire peut potentiellement être avantageuse, car elle pourrait permettre, lors du retour progressif au travail, d’apporter un soutien psychologique afin de rassurer les salariés. En savoir plus
16 Déc 2019

Dernières nouvelles de la cigarette électronique

Alors que 3 Français sur 5 pensent encore que vapoter est au moins aussi dangereux que fumer, l’Académie nationale de médecine vient de rappeler dans un communiqué récent les avantages prouvés et les inconvénients indûment allégués de la cigarette électronique. Selon l'Académie cette crise de confiance pourrait causer la mort de milliers de fumeurs et de rappeler que le tabac tue la moitié de ses fidèles consommateurs et que la cigarette électronique est un outil efficace de réduction et de prévention des risques liés au tabac. Elle fait également valoir qu'en France, les cigarettes électroniques relèvent de normes de qualité et de sécurité, à l'inverse des États-Unis. Et le communiqué de conclure qu'il convient de ne pas se tromper d'ennemi. Télécharger le communiqué Restant sur la même ligne, cet article publié par la prestigieuse revue Science, met en évidence à quel point l'interdiction et les politiques prohibitionnistes concernant la vente des cigarettes électroniques pourraient faire largement plus de mal que de bien. Et les auteurs de conclure sèchement que le fait de se priver de la cigarette électronique en tant que moyen de sevrage tabagique sera considéré comme un échec en terme de santé publique. Et qu'il convient là encore, de ne pas se tromper d'ennemi. Lire un résumé de l'article (en anglais) L'article original de Science (en anglais)
06 Déc 2019

Hausse des accidents du travail et maladies professionnelles en 2018

L’Assurance Maladie - Risques Professionnels vient de publier et de mettre en ligne, le bilan 2018 des accidents du travail et de maladies professionnelles. Le nombre d’accidents du travail est augmentation avec 651 103 nouveaux sinistres reconnus (+ 2,9 % par rapport à 2017). Tous les secteurs d’activité sont concernés par cette augmentation, en tête desquels on trouve les activités d’intérim et d’aide et soins à la personne (+ 5,0 %) ainsi que l’industrie du bois (+ 4,5 %). Après 3 années consécutives de baisse, la tendance est également à la hausse pour les maladies professionnelles avec une augmentation de 2,1 % du nombre de nouvelles pathologies reconnues. Cette hausse s’explique notamment par les troubles musculo-squelettiques en hausse de 2,7 % en 2018. Quant aux affections psychiques liées au travail, ils continuent leur hausse avec 990 cas reconnus (200 de plus qu’en 2017). En savoir plus Télécharger le bilan 2018
05 Déc 2019

Un Caces plus professionnel

Au 1er janvier 2020, le Certificat d'aptitude à la conduite en sécurité (Caces) se dote d'un nouveau référentiel. Le passage de six à huit recommandations s’accompagne d’une rénovation en profondeur du référentiel technique. La réforme portée par les partenaires sociaux accroît le niveau d’exigence, tant du point de vue de la formation que du déroulement des tests. La réforme entend également harmoniser les pratiques des organismes testeurs certifiés (OTC) et le niveau des épreuves, désormais communes sur l’ensemble du territoire national. Sur la base d’items plus précis, chaque recommandation définit le contenu et les modalités des épreuves théoriques et pratiques pour chaque catégorie d’équipement concerné. Conventionnés par la Cnam et accrédités par le Comité français d'accréditation (Cofrac), cinq organismes certificateurs (OC) certifient à leur tour des centaines d’OTC (organismes testeurs certifiés) habilités à délivrer les Caces. Leur liste est disponible sur le site de l’Inrs par numéro de département, par famille ou par catégorie. Consulter la liste des OTC
04 Déc 2019

Peut-on encore manger du poisson ?

Si la consommation de poisson présente des avantages considérables et indéniables, notamment grâce à la présence de vitamine D, de sélénium et d'acides gras oméga-3, on sait aujourd'hui qu'ils contiennent des quantités non négligeables de métaux lourds dont le mercure.A la question de savoir s'il est toujours bon pour la santé de consommer encore du poisson aujourd'hui, cet article de la Harvard School of Public Health, fait un état des lieux des connaissances actuelles et des recommandations des autorités sanitaires.Les auteurs concluent que s'il est encore possible de manger du poisson deux à trois fois par semaine, il convient d'éviter les gros poissons (espadon, requin, certains types de thon, etc.) situés au sommet de la chaîne alimentaire. Mais dans certains cas particuliers, les femmes enceintes par exemple, la question reste posée et sans réponse. Source (en anglais)
03 Déc 2019

Au travail, les échanges par messagerie instantanée sont personnels

Dans un arrêt récent la Cour de Cassation vient de rappeler que le licenciement pour faute grave résultant d'échanges entre salariés au moyen d'une messagerie instantanée est abusif car ce type de messagerie est nécessairement personnel. En l'espèce une salariée engagée en qualité de secrétaire échangeait avec ses collègues de travail par le biais d'une messagerie instantanée installée sur les postes de travail. Lors d'un arrêt maladie de cette salariée, l'employeur a pris connaissance du contenu de ces échanges et a licencié la salariée pour faute grave, lui reprochant notamment d'y faire état de messages confidentiels. La cour d'appel a déclaré le licenciement abusif, au motif qu'à l'évidence un tel compte de messagerie est personnel et distinct de la messagerie professionnelle, sans qu'il soit besoin d'une mention "Personnel" ou "Conversation personnelle". L'employeur ne pouvait donc pas en prendre connaissance. La Cour de cassation partage cet avis. Lire l'arrêt

Notice: Undefined variable: multi_page in /home/istfecamrt/www/wp-content/plugins/blog-designer-pack-pro/templates/pagination.php on line 19
1 2 3 19