Du jeu de la séduction au harcèlement sexuel. Et réciproquement.

Dans un arrêt récent, la chambre sociale de la Cour de Cassation vient de rappeler que l’attitude ambiguë d’une salariée qui a volontairement participé à un jeu de séduction réciproque avec un collègue de travail, exclut que les faits reprochés à celui-ci puissent être qualifiés de harcèlement sexuel.
En l’espèce, une salariée se plaignant de harcèlement sexuel avait répondu aux SMS du salarié incriminé, sans qu’il soit possible de savoir lequel des eux était à l’initiative du premier message ni qu’il soit démontré que ce dernier avait été invité à cesser tout envoi. La salariée avait, d’autre part, adopté sur le lieu de travail à l’égard du salarié une attitude très familière de séduction.
Source : Cour de cassation, Chambre sociale, n°17-31.171