Covid-19 : portons des masques et sinon parlons japonais

Selon cet article paru dans publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, une simple conversation, même en respectant la distanciation physique, répand rapidement des gouttelettes potentiellement contaminantes à l’intérieur d’un espace clos.
L’étude a permis de visualiser le “brouillard” de microparticules et l’aérosol créé lors d’une conversation. Sa distance de propagation dépend en partie de la durée de la conversation : parler 30 secondes à haute voix projette un aérosol à près de 2 mètres en direction de son interlocuteur en environ 30 secondes, et sur cette distance, la concentration des aérosols se dilue à environ 3 % du volume d’origine.
Même si les masques ne bloquent pas complètement le flux d’aérosols, ils jouent un rôle essentiel dans la perturbation du flux d’air de la bouche de l’orateur, empêchant la diffusion rapide de gouttelettes sur des distances supérieures à 30 cm.
Les auteurs concluent qu’une distanciation physique de 2 mètres ne suffit pas à elle-seule à protéger, d’autant que les aérosols créés par une conversation provoquent une sorte de turbulence bien plus complexe que des jets d’air simples, sans compter les mouvements de la tête ou du corps de l’orateur et les flux possibles de l’air ambiant.
Source et iconographie (en anglais)
Cette autre étude récente publié dans la revue PlosOne, a montré que la langue, certaines phrases et façons de parler sont à proscrire pour éviter de postillonner et de répandre des virus sur nos interlocuteurs.
A cet exercice, c’est le japonais qui semble être la langue la moins “contaminante”. A l’inverse, le pire reste quand même de chanter à tue-tête en public.
Iconographie
Source (en anglais)