Cancers : l’INCA publie ses chiffres 2019

L’Institut National du Cancer (Inca) vient de publier la brochure “L’essentiel des faits et chiffres”, édition 2019.
Dans cette nouvelle édition, un focus est fait sur deux priorités émergentes : les cancers de mauvais pronostic et le poids des facteurs de risque de cancer.
La survie d’une majorité de cancers (sein, prostate, côlon, rectum, mélanome cutané, etc.) s’est globalement améliorée ces dernières années mais ces taux  restent malheureusement stables pour les cancers de mauvais pronostic comme ceux du poumon, du pancréas, de l’ovaire ou du système nerveux central.
En matière de facteurs de risque modifiables une inégalité forte s’observe entre hommes et femmes. Chez les hommes, le tabac (29 %), l’alcool (8,5 %), l’alimentation et les expositions professionnelles apparaissent comme les causes majeures. En revanche, chez les femmes, après le tabac (9,3 %) et l’alcool (7,5 %), c’est le surpoids et l’obésité qui arrive en 3e position. Selon les résultats de cette étude, 142 000 nouveaux cas de cancers seraient attribuables à des facteurs de risque modifiables.
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Légaliser le cannabis, est-ce ouvrir la porte à la cocaïne et l’héroïne ?

Malgré une légalisation parmi les plus répressives d’Europe, il n’y a jamais eu autant de fumeurs de cannabis en France : selon les derniers chiffres du Baromètre santé 2016, près d’un jeune adulte de 18 ans à 25 ans sur quatre avait consommé cette drogue au moins une fois dans l’année.
Selon la théorie dite de l’escalade, qui justifierait l’ensemble de ces politiques répressives, fumer du cannabis entraînerait tous les fumeurs de cannabis vers des drogues plus dures.
Mais qu’en est-il vraiment dans la réalité ?
La réponse en vidéo

La mortalité due à l’alcool baisse mais…

En 2015, 41 000 décès (30 000 chez l’homme et 11 000 chez la femme) ont été attribués à l’alcool, contre 49 000 en 2009. Mais cette baisse doit plus aux progrès de la médecine et de la prévention qu’à un réel déclin de la consommation.
L’alcool serait responsable en France de 7 % des décès. C’est plus que ce qui est observé dans nombre d’autres pays européens.
Les consommations quotidiennes d’alcool s’observent surtout chez les 65-75 ans (26 %) et elles ne sont que 2,3 % chez les 18-24 ans.
Les ivresses régulières (au moins 10 ivresses au cours des 12 derniers mois) s’observent principalement chez les jeunes de 18 à 24 ans et concernent 19,4 % d’entre eux, contre moins de 1 % des plus de 55 ans.
Les “gros buveurs” (10 % des 18-75 ans) boivent à eux seuls 58 % de l’alcool total consommé.
Source

Les pots d’entreprise

Lors des pots d’entreprise, quelles mesures doivent être mises en oeuvre pour prévenir les risques liés à la consommation d’alcool ?
Le Dr Philippe Hache, conseiller médical à l’INRS, rappelle ce que prévoit le Code du travail et présente quelques recommandations.
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Stupéfiants au travail : que doit faire l’employeur ?

Selon l’article 1384 du Code civil, la responsabilité de l’employeur peut être engagée au civil voire au pénal si l’un de ses salariés cause des dommages alors qu’il est sous l’emprise de substances illicites.
En cas de doute sur la consommation éventuelle de drogues, il faudra vous référer au règlement intérieur qui doit prévoir explicitement les interdits dans l’entreprise, les sanctions afférentes et les moyens de dépistage. Le dépistage systématique ne se justifie en effet que sur les postes “à risques” exigeant une maîtrise parfaite du comportement et signalés dans le règlement intérieur.
Le dépistage peut être réalisé par test salivaire ou par test biologique urinaire ou sanguin, obligatoirement prescrit par le médecin du travail.
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La cigarette électronique 2 fois plus efficace que les substituts nicotiniques

C’est le résultat de cette étude anglaise parue dans le très prestigieux New England Journal of Medicine.
L’étude randomisée, qui a suivi près de 900 fumeurs, a mis en évidence un taux de sevrage à 1 an de 18 % pour les utilisateurs de cigarettes électroniques alors que ce taux n’était que de 9 % pour ceux qui n’avaient eu accès qu’au substituts nicotiniques seuls (gommes, patchs, sprays, etc.).
Les auteurs concluent que les cigarettes électroniques devraient maintenant et à l’évidence faire partie de l’arsenal “thérapeutique” proposé à tout ceux qui veulent arrêter de fumer.
Source (en anglais)

Tabac : publication des bulletins de santé publique par région

Santé publique France vient de publier pour la première fois des bulletins de santé publique dédiés au tabac pour chacune des régions de France à l’exception de la Corse.
Ces bulletins de santé publique proposent pour la première fois un état des lieux détaillé et actualisé avec les données disponibles les plus récentes sur les habitudes tabagiques et sur la morbidité et mortalité associées au tabac dans les régions françaises, jusqu’au niveau départemental lorsque cela était possible.
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Bulletin pour la Normandie

Perception du paquet de tabac neutre par les fumeurs

Santé publique France vient de publier ses baromètres 2016 et 2017 sur la perception du paquet de cigarettes par les fumeurs avant et après la mise en place du paquet neutre. Les résultats confirment que le paquet de tabac neutre est moins attractif pour l’ensemble des fumeurs.
Voici quelques-uns des autres enseignements les plus importants de l’étude :
    – La part de fumeurs qui déclarent que l’aspect de leur paquet de cigarettes leur plaît a été divisée par trois en 2017 (16 %) par rapport à 2016 (53 %).
    – Les fumeurs qui sont gênés de sortir leur paquet à la vue de tous à cause de son aspect sont deux fois plus nombreux en 2017 (12 %) qu’en 2016 (6 %).
    – L’appréciation du paquet a particulièrement diminué chez les 18-24 ans.
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A propos de la prévention des conduites addictives

Nicolas Prisse, le Président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) avait saisi en mai 2018 la Plateforme nationale d’actions globales pour la responsabilité sociétale des entreprises (Plateforme RSE), pour étudier comment intégrer la problématique spécifique des conduites addictives dans le champ de la responsabilité sociétale des entreprises.
L’objectif est ainsi de favoriser des démarches volontaires des entreprises pour mieux prévenir et prendre en charge les consommations à risques d’alcool, de tabac, de cannabis et de médicaments psychotropes, substances les plus consommées en milieu de travail.
Téléchargez l’avis de la Plateforme RSE

Moi(s) Sans Tabac 2018

#MoisSansTabac mobilise les acteurs de terrain, notamment les professionnels de santé, mais aussi les entreprises, les associations, pour fédérer le plus d’acteurs possible autour de la lutte contre le tabagisme.
Cette troisième édition du mois sans tabac se déroulera à partir du 1er Novembre 2018.
Pour mémoire, en France le tabac est la première cause de mortalité “évitable” avec 73 000 morts par an et notre pays compte en 2018 13 millions de fumeurs dont 60 % qui souhaiteraient arrêter.
#MoisSansTabac

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