20 % des morts dans le monde liés à une mauvaise alimentation

Selon cette large étude menée par 130 chercheurs réunis au sein du Global Burden of Disease (GBD, charge mondiale des maladies) par l’Institute of Health Metrics and Evaluation (IHME, Seattle) et publiée dans le prestigieux The Lancet, en 2017 11 millions de décès dans le monde, soit un sur cinq, étaient imputables à un mauvais régime alimentaire. Mal manger tue donc plus que le tabac : “seulement” 8 millions de morts chaque année.
On retrouve sans surprise aux premiers rangs des facteurs de risque, le sel et l’apport insuffisant en céréales complètes, mais aussi l’excès de boissons sucrées et de viande transformée et le manque de fruits, de fruits à coque (noix, noisettes, etc.) et de légumes.
Source (en anglais)

Compléments alimentaires à visée articulaire : prudence

L’Anses vient de mettre en ligne son évaluation concernant les compléments alimentaires à base de glucosamine et/ou de chondroïtine sulfate, présentés comme pouvant contribuer au confort articulaire, dont la consommation connaît un essor important.
A l’issue de son expertise, l’Anses en déconseille l’utilisation à certaines populations :
        – Les personnes diabétiques ou pré-diabétiques, asthmatiques ou traitées par anti-vitamine K.
        – Les personnes présentant une allergie alimentaire aux crustacés ou aux insectes, pour les compléments alimentaires à base de glucosamine.
        – Les personnes dont l’alimentation est contrôlée pour le sodium, le potassium ou le calcium, car ces compléments peuvent en être une source importante.
        – Les femmes enceintes ou allaitantes et les enfants, en raison de l’insuffisance des données sur la sécurité de ces produits.
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Faut-il perdre du poids vite ou lentement ?

A cette sempiternelle question, cet article paru dans le Journal of Obesity, répond que les patients atteints d’obésité qui vont perdre du poids plus vite n’en retirent aucun avantage en terme de santé.
L’étude a suivi 11 281 patients participant au programme de gestion du poids de la clinique de Wharton entre juillet 2008 et juillet 2017.
Les auteurs concluent qu’il convient d’envisager des interventions axées sur le long terme, permettant d’atteindre une perte de poids lente, durable et progressive de l’ordre de 500 g par semaine.
Source (en anglais)

30 ans de malbouffe

Cet étude publiée dans le Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics, a analysé la composition des menus des 10 restaurants américains les plus populaires entre 1986 et 2016.
En l’espace de 30 ans les plats servis ont vu leur quantité de sel, le nombre de leurs calories et la taille de leurs portions augmenter de manière significative. Dans le même temps même si l’offre s’est considérablement diversifiée, cette diversification s’est faite essentiellement au détriment des plats les plus sains.
Les auteurs concluent que compte-tenu de la popularité des chaînes de restauration rapide, ces changements fort probablement partie des causes responsables de l’augmentation du nombre de cas d’obésité et de maladies chroniques.
Source (en anglais)

Voilà pourquoi les régimes hyperprotéinés sont mauvais pour votre santé

La réponse vient d’être apportée par une étude de l’Université d’Adélaïde (Australie) publiée dans la revue Current Biology.
Elle montre comment une augmentation de l’apport en protéines par l’alimentation accélère la synthèse de protéines dans les cellules mais que plus ce processus est rapide, plus nombreuses sont les erreurs commises. Il arrive un moment où le mécanisme de protection mis en place par notre organisme pour corriger ces erreurs disparaît : les protéines défectueuses commencent alors à s’accumuler et menacent peu à peu notre santé et notre espérance de vie.
Les auteurs plaident encore une fois un meilleur équilibre alimentaire et ajoutent que bien que les glucides aient mauvaise presse, ceux trouvés dans les fruits, les légumes, les céréales ou les graines non transformées s’avèrent plutôt bénéfiques pour la santé.
Source (en anglais)

L’effet mortel des aliments ultratransformés

Cette étude française publiée dans la revue Jama Internal Medicine, apporte de nouvelles informations quant aux effets des aliments ultratransformés sur la santé.
Les auteurs  ont mis en évidence qu’une augmentation de 10 % de leur proportion dans l’alimentation est associée à une hausse de 14 % de la mortalité.
Pour rappel, on entend par aliments ultratransformés tout produit contenant des colorants, des conservateurs, des arômes et d’autres additifs, et préparé selon divers procédés industriels. Dans certains cas ils peuvent représenter jusqu’à 50 % de l’alimentation totale, en particulier chez ceux aux revenus ou au niveau d’éducation faibles, vivant seuls, pratiquant peu d’activité physique, et dont l’indice de masse corporelle est plus élevé que la moyenne.
Source (en anglais)

Cancers digestifs et nutrition

Les expertises internationales aboutissent à des évaluations (dont les dernières datent de 2018) qui pointent l’implication de plusieurs facteurs nutritionnels dans le développement des cancers digestifs.
Sont reconnus facteurs de risque pour les cancers digestifs :

  • Une surcharge pondérale : hausse du risque “convaincante” pour les cancers colo-rectaux, de l’œsophage, du pancréas et du foie et “probable” pour l’estomac et la vésicule biliaire
  • Les boissons alcoolisées : à partir de 3 verres/jour pour les cancers colo-rectaux, du foie et de l’estomac mais dès 1 verre/jour pour l’œsophage ou lesein.
  • Les charcuteries : risque accru “convaincant” de cancer colo-rectal (16 % pour chaque portion de 50g/jour) et “probable” pour le cancer de l’estomac.
  • Les viandes rouges : elles favorisent “probablement” le cancer colo-rectal (12 % pour chaque portion de 100 g/jour).
  • Les aliments salés et ceux conservés par le sel (charcuteries et poissons séchés/fumés) : augmentation “très probable” du risque de cancer de l’estomac.

Sont reconnus associés à une diminution du risque de cancers digestifs :

  • L’activité physique, au minimum 30 mn/jour à intensité modérée à élevée (équivalent marche rapide) au moins 5 jours/semaine en évitant la sédentarité est associée à une diminution du risque “convaincante” du cancer du côlon.
  • Les fibres et céréales complètes contenues dans les produits céréaliers, les fruits et légumes, les légumineuses et les fruits secs, mais aussi les produits à base de céréales complètes : pain, pâtes, riz.
  • Les produits laitiers de part leur source importante de calcium ainsi que les compléments alimentaires à base de calcium.
  • Le café entraîne une diminution “probable” du risque de cancer du foie (14 % pour chaque tasse consommée/jour) sauf s’il est ingéré à une température supérieure à 65°C où il augmente alors le risque de cancer de l’œsophage.

Source : La Revue du Praticien, 2018, vol.32

Être noctambule est-il mauvais pour la santé ?

Selon cette étude parue dans la revue Advances in Nutrition, la réponse est “Oui” sans aucune ambiguïté et l’étude confirme ainsi l’ensemble des risques associés à une horloge interne décalée, en particulier l’augmentation du risque de pathologies cardiovasculaires et de diabète de type 2.
Les auteurs expliquent que les “noctambules” (les couche-tard et les travailleurs de nuit/postés) s’alimentent de manière moins régulière et privilégient la malbouffe grasse et sucrée.
Qui plus est, les travailleurs de nuit et les travailleurs postés, qui doivent en permanence ajuster leur horloge biologique en fonction de leurs heures de travail, présentent une diminution de la sensibilité à l’insuline qui les expose à une augmentation du risque de diabète de type 2.
Source (en anglais)

DMLA et régime méditerranéen

Selon cette étude parue dans la revue Ophthalmology, l’adoption d’une alimentation de type méditerranéen (riche en fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, huile d’olive et poissons gras) réduit de 41 % le risque de développer une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA).
Ce résultat est particulièrement intéressant pour la forme sèche de la DMLA qui ne dispose d’aucun traitement à l’heure actuelle.
Lire un résumé de l’étude (en français)
Source (en anglais)

Manque de sommeil et malbouffe, malbouffe et dépression

On savait déjà que le manque de sommeil nous encourageait à grignoter mais selon cette récente étude parue dans la revue en ligne bioRxiv, c’est vers les aliments gras et/ou sucrés que nous nous tournons de préférence : mal dormir pousse donc à mal manger.
Mais ce n’est pas tout, puisque cette autre étude, parue dans la revue Clinical Nutrition, semble elle faire le lien entre la malbouffe et l’augmentation du risque de dépression. L’explication tiendrait au fait que les régimes riches en cholestérol, en graisses saturées et en glucides entraîneraient une inflammation chronique du cerveau.
Source (en anglais)
Source (en anglais)

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