Un outil en ligne pour aider les travailleurs de nuit à mieux gérer leur sommeil

Développé par l’IRSST et accessible gratuitement en ligne, “Mieux vivre le travail de nuit” s’adresse à toutes les salariés qui doivent travailler la nuit, de façon occasionnelle ou régulière.
Basé sur des connaissances scientifiques plutôt que sur des opinions comme c’est souvent le cas sur Internet, cet outil propose également plusieurs ressources et références qui permettront à ceux qui le désirent d’aller plus loin“, indique Marie Dumont, qui est professeure au Département de psychiatrie et d’addictologie de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et qui est l’auteur de cet outil en ligne.
Il comprend quatre modules que chacun peut parcourir à son rythme :
        – Le premier module permet d’évaluer l’effet du travail de nuit sur le salarié.
        – Le deuxième module lui apprend à connaître son cycle du sommeil.
        – Le troisième module l’aide à mettre en évidence les obstacles à un bon sommeil.
        – Le quatrième et dernier module lui permet de choisir ses stratégies pour mieux vivre le travail de nuit.
En savoir plus

Concilier grossesse et travail

L’Anact- Aract vient de mettre en ligne une brochure dont le but est d’être un guide de bonne pratique visant à concilier grossesse harmonieuse avec travail.
Il propose des repères et des recommandations et répond aux questions pratiques qui se posent aux acteurs des entreprises, comme par exemple :
        – Quels sont les risques liés à la grossesse au travail ?
        – Qui et comment informer dans l’entreprise ?
        – Quelles bonnes pratiques en matière de prévention, de management, d’aménagement de postes et des horaires ?
        – Comment sortir des actions prises en urgence pour favoriser le maintien en emploi d’une femme enceinte ?
En France, la grande majorité des femmes travaille pendant leur grossesse et en 2015, plus de 580 000 enfants sont ainsi nés de mères actives.
Télécharger la brochure

Les Français dorment moins de 7 heures par nuit

Pour la première fois, la durée du sommeil quotidien est passée en dessous de la barre des 7 heures en France annonce le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’agence sanitaire Santé publique France.
Ce déclin du sommeil dont les causes se retrouvent dans la consultation des différents écrans, le bruit, les trajets quotidiens, mais surtout le travail de nuit/posté et le tabagisme, se fait au détriment de notre santé (diabète, maladies cardiovasculaires et pour les femmes de risques lors de la grossesse et de cancer du sein).
Ces estimations sont basées sur le Baromètre de Santé publique France 2017, pour lequel 12 637 personnes de 18-75 ans ont été interrogées.
En savoir plus
Lire le dernier BEH consacré au sommeil des français

Cancer de la prostate et travail de nuit

Cette étude française parue dans la revue Occupational and Environmental Medicine, s’est intéressée au risque de cancer de la prostate en relation avec le travail de nuit à partir de données de l’étude EPICAP (étude de cas-témoins réalisée en population générale dans le département de l’Hérault entre 2012 et 2014).
Selon les résultats, le travail de nuit, permanent ou alternant, ne semble pas associé au cancer de la prostate MAIS il serait possible qu’une longue période de travail de nuit (> 20 ans) avec des nuits de plus de 10 heures ou plus de 6 nuits consécutives, soit elle associée à une forme agressive du cancer de la prostate.
Source (en anglais)

Le sommeil renforce notre système immunitaire

Selon cette étude parue dans la revue Journal of Experimetnal Medicine, le sommeil améliorerait notre système immunitaire en permettant à certaines de ses cellules (les lymphocytes T) de se fixer, par l’intermédiaire des intégrines, sur des cellules infectées par des agents pathogènes (bactéries, virus, etc.) et de les détruire.
C’est à l’étape de l’activation des intégrines que le sommeil semble crucial : des prélèvements sanguins réalisés sur des sujets en manque de sommeil ont montré des niveaux d’activation significativement plus bas que chez des sujets reposés.
L’explication pourrait être à chercher du côté de certaines hormones, comme l’adrénaline, qui empêchent les lymphocytes T d’activer leurs intégrines. Or, il se trouve que les taux d’adrénaline augmentent lors de la privation de sommeil.
Source (en anglais)

Le manque de sommeil pourrait abîmer notre ADN

Si l’on savait déjà que manquer de sommeil pouvait avoir des conséquences graves sur la santé (surpoids, risque accru d’accidents de la route, accident vasculaire cérébral, hypertension artérielle ou cancers), selon cette étude parue dans la revue Anaesthesia, la privation de sommeil pourrait aller jusqu’à abîmer notre ADN et modifier nos gènes.
L’étude a suivi pendant 4 mois 49 anesthésistes divisés en 2 groupes, le premier formé de ceux faisant au moins 3 gardes de nuit par mois et le second de ceux n’ayant pas d’obligation de travailler la nuit.
Les auteurs ont mis en évidence que ceux qui travaillaient la nuit présentaient plus de cassures dans leur ADN et que la réparation de celui-ci  s’avérait plus faible et plus lente. Par ailleurs ils ont également constaté qu’après une nuit passée sans dormir, l’ADN présentait déjà de nouvelles cassures, ce qui prouve que son endommagement apparaît rapidement et que chaque nuit passée sans dormir a un effet direct sur lui.
Source (en anglais)

Les horaires atypiques

Le dernier numéro de Travail & Sécurité, la revue de l’Inrs, présente un dossier dédié aux horaires atypiques, travail de nuit et travail posté. Très répandus dans notre société, ils peuvent présenter des risques pour la santé des salariés qui y sont soumis. Les mécanismes physiologiques en jeu sont de mieux en mieux connus, et des actions de prévention et de réorganisation du travail peuvent être mises en œuvre dans les entreprises pour en limiter les conséquences.
En savoir plus

Être noctambule est-il mauvais pour la santé ?

Selon cette étude parue dans la revue Advances in Nutrition, la réponse est “Oui” sans aucune ambiguïté et l’étude confirme ainsi l’ensemble des risques associés à une horloge interne décalée, en particulier l’augmentation du risque de pathologies cardiovasculaires et de diabète de type 2.
Les auteurs expliquent que les “noctambules” (les couche-tard et les travailleurs de nuit/postés) s’alimentent de manière moins régulière et privilégient la malbouffe grasse et sucrée.
Qui plus est, les travailleurs de nuit et les travailleurs postés, qui doivent en permanence ajuster leur horloge biologique en fonction de leurs heures de travail, présentent une diminution de la sensibilité à l’insuline qui les expose à une augmentation du risque de diabète de type 2.
Source (en anglais)

Manque de sommeil et malbouffe, malbouffe et dépression

On savait déjà que le manque de sommeil nous encourageait à grignoter mais selon cette récente étude parue dans la revue en ligne bioRxiv, c’est vers les aliments gras et/ou sucrés que nous nous tournons de préférence : mal dormir pousse donc à mal manger.
Mais ce n’est pas tout, puisque cette autre étude, parue dans la revue Clinical Nutrition, semble elle faire le lien entre la malbouffe et l’augmentation du risque de dépression. L’explication tiendrait au fait que les régimes riches en cholestérol, en graisses saturées et en glucides entraîneraient une inflammation chronique du cerveau.
Source (en anglais)
Source (en anglais)

Les nuits de moins de 6 heures doublent le risque d’accidents cardiaques

Selon cette étude présentée au Congrès 2018 de l’European Society of Cardiology, les hommes qui dorment moins de 6 heures par nuit ont un risque deux fois plus élevé d’avoir un accident cardiovasculaire majeur (infarctus du myocarde, AVC, insuffisance cardiaque ou mort subite) dans les 20 années à venir.
L’étude qui a suivi 798 hommes de 50 ans pendant 21 ans, a mis en évidence que l’augmentation du risque cardiovasculaire associée à un sommeil insuffisant est la même à 50 ans que celle associée au tabagisme ou au diabète.
Source (en anglais)

Vous quittez le site de l'ISTF.

Merci de votre visite. Notre site propose des liens vers d'autres sites ou organisations afin d'approfondir votre information. Ces liens figurent à titre informatif et le contenu des sites liés n'engage en rien l'ISTF. En quittant notre site, vous serez soumis aux conditions d'utilisation respectives de chacun des sites.

Vous allez être redirigé vers

Cliquez sur le lien ce-dessus pour accepter, ou Annulez