Actus

22 Oct 2020

Covid-19 : où s’asseoir à table ?

Les résultats de cette étude avaient montré que ceux qui avaient été infectés par le SARS-CoV-2 avaient rapporté 2,4 fois plus souvent que les autres avoir diné dans un restaurant (à l’intérieur, dans un patio ou à l’extérieur) dans les 2 semaines précédentes. Grâce à une simulation réalisée par le supercalculateur Fugaku au Japon, des chercheurs de l'Institut Riken, Université technique de Toyohashi et de l'université de Kobe viennent aujourd'hui montrer comment la transmission entre convives assis à la même table et qui discutent sans masque pourrait se faire. Dans des conditions typiques d'un restaurant, le convive situé en face du "contaminateur" reçoit approximativement 5 % des gouttelettes émises. Ce nombre est divisé par quatre pour celui qui est placé en diagonale mais multiplié par 5 pour le convive assis directement à côté lorsque le "contaminateur" tourne la tête pour lui parler. Le supercalculateur a également simulé la projection de gouttelettes selon l’humidité de l’air. Avec un taux d'humidité de 30 %, environ 6 % des gouttelettes produites en toussant atteignent un convive assis en face à près de deux mètres. Ce chiffre est divisé par trois avec un taux d'humidité à 90 %. Les chercheurs conseillent donc l'utilisation d'humidificateurs pour réduire la transmission du SARS-CoV-2 lorsque l'aération n'est pas possible. En savoir plus
20 Oct 2020

Covid-19 : dérogations au port du masque

Le ministère du travail vient de mettre à jour le document concernant les mesures de prévention dans l’entreprise contre la covid-19 et les masques. 5 métiers bénéficient maintenant de dérogations à l’obligation de port permanent du masque, sous réserve du respect d’autres mesures de prévention. Il s’agit de métiers très spécifiques pour qui le port du masque permanent n’est pas possible et l’absence du port du masque est conditionnée au respect d’autres mesures de prévention spécifiques : Préparateur de commande en chambre froide dans les transports et l’entreposage frigorifiques : distanciation physique d’un mètre, densité de personnes travaillant dans le même espace inférieure à une personne pour 4m2, système d’aération ou de ventilation. Ouvrier dans le BTP intervenant sur un chantier extérieur précisément délimité et dont l’accès est interdit au public : respect des gestes barrière et de la distanciation physique, évaluation des risques par l’employeur. Soudeurs : Pour le travail en atelier : distanciation physique d’un mètre, densité de personnes travaillant dans le même espace inférieure à une personne pour 4m2, système d’aération ou de ventilation. Pour le travail en extérieur : distanciation d’un mètre entre les personnes. Pour le travail dans un bâtiment en construction : travail isolé. Métiers du nez (testeurs, etc.) Distanciation physique d’un mètre, densité de personnes travaillant dans le même espace inférieure à une personne pour 4m2, système d’aération ou de ventilation. Le port du masque reste obligatoire quand le salarié n’est pas amené à faire appel à ses sens olfactif ou gustatif. Présentateur, journaliste ou invité télévisuel : Dépose du masque demeure momentanée, le temps de l’intervention télévisuelle. Toutes les autres personnes (techniciens, invités, etc.) présentes dans le studio demeurent masquées. Distance entre les personnes d’au moins 1, 5 mètres, ventilation ou extraction d’air haute, espace de grand volume, mise à disposition de visières, faible densité de personnes dans la pièce, désinfection régulière des surfaces, politique de prévention dans l’entreprise. Une information est donnée au public sur les conditions de suspension du port du masque. Mesures de prévention dans l’entreprise contre la Covid-19 (Ministère du Travail)
20 Oct 2020

Covid-19 : AUCUN traitement n’a fait la preuve de son efficacité

En tout cas en ce qui concerne le remdesivir, le lopinavir, l'interféron bêta et l'hydroxychloroquine, telle est la conclusion de l'étude Solidarity piloté par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui va paraître dans les prochains jours dans le prestigieux The New England Journal of Medicine. Cette étude multicentrique (405 hôpitaux dans le monde, soit 1 300 médecins impliqués), randomisée de phase 3, contre placebo plus soins standards, a inclus 11 200 patients. Les critères retenus pour juger de l'efficacité des traitements étaient la mortalité à 28 jours dans un premier temps puis la nécessité de recourir à la ventilation mécanique et la durée d'hospitalisation dans un second temps. Les auteurs concluent qu'aucun des médicaments étudiés n'a eu d'effet selon les critères considérés et que d'autres pistes thérapeutiques vont devoir être explorées en attendant un potentiel vaccin. Source (en anglais)
20 Oct 2020

Publications privées, réseaux sociaux et faute grave

La Cour de Cassation vient de rappeler dans un récent arrêt qu'un employeur peut justifier un licenciement en produisant comme preuve des éléments provenant du compte Facebook privé d'un salarié. Cette production doit toutefois être indispensable, l'atteinte à la vie privée proportionnée au but recherché et les éléments ne doivent pas être obtenus de manière frauduleuse. En l'espèce, une salariée d'une marque d'habillement pour enfant, avait diffusé sur son compte Facebook des photographies provenant de la nouvelle collection de la marque, en limitant sa publication à ses "Amis". Informé par l'un des destinataires de la publication, l'employeur a licencié la salariée pour faute grave, pour non-respect de ses obligations de confidentialité. La salariée a saisi les tribunaux, invoquant le respect de la vie privée. La Cour d'appel a estimé que l'employeur n'ayant pas usé de manœuvres frauduleuses pour obtenir l'information, peut produire comme preuve ces photographies. Pour les juges, la production des photographies, bien que portant atteinte à la vie privée de la salariée, est indispensable. Et l'atteinte à la vie privée est proportionnée au but recherché, qui était de démontrer la violation d'une clause de confidentialité. La Cour de cassation a partagé cet avis. Lire l'arrêt
19 Oct 2020

Covid-19 : quels sports sont le moins à risque de contamination ?

Le journal Le Monde et ses Décodeurs ont analysé pour quarante disciplines sportives les articles de presse sur les clusters documentés, les recommandations scientifiques sur les risques liés à l’activité physique, les protocoles des fédérations, et des études scientifiques générales et spécifiques. Même s'il n'existe aucune réelle certitude et que les études académiques sur les clusters sportifs sont rares, plusieurs activités sont documentées pour présenter à l'évidence un risque plus élevé de contamination : Les sports de groupe en espace confiné mal aéré (fitness, danse, squash, etc.) Les sports collectifs à forts effectifs et fondés sur les contacts (football, handball, rugby, etc.) Les arts martiaux impliquant des corps à corps (lutte, judo, etc.). A l’inverse, les sports individuels en extérieur (canoë, marche nordique, natation, ski, etc.) offrent des risques réduits. Quelques sports de raquette ou même collectifs, parce qu’ils se pratiquent à l’air libre sans contact proche (tennis, base-ball) ou avec un nombre de participants réduits ou avec des interactions physiques moindres (handball à quatre ou le flag-rugby), semblent également exposer à un risque réduit. Il convient toutefois de préciser que des sports par nature peu risqués peuvent être prétexte à contamination indirecte, comme l’ont montré de nombreux clusters en montagne ou dans des campus sportifs. Les vestiaires, les poignées de robinet, les rampes des bassins, les douches, les accolades, le covoiturage, etc. Tous ces à-côtés de l’activité physique sont parfois autant à risque, si ce n’est plus, que l’activité elle-même. En savoir plus
16 Oct 2020

Covid-19 : suspension des nouveaux critères de vulnérabilité ouvrant droit au chômage partiel

Dans un arrêt qu'il vient de rendre, le juge des référés du Conseil d’Etat suspend les dispositions du décret du 29 août 2020 qui ont restreint les critères de vulnérabilité au covid-19 permettant aux salariés de bénéficier du chômage partiel. Le juge estime que le choix des pathologies qui ont été conservées comme éligibles par rapport au décret de mai dernier n’est pas cohérent ni suffisamment justifié par le Gouvernement. Le juge des référés du Conseil d’Etat rappelle que, si la loi du 25 avril 2020 laisse au Premier ministre un large pouvoir d’appréciation pour définir les critères selon lesquelles une personne doit être considérée comme vulnérable, de tels critères doivent être pertinents au regard de l’objet du dispositif et cohérents entre eux. Ainsi, le Gouvernement ne peut pas exclure des pathologies ou situations qui présentent un risque équivalent ou supérieur à celles maintenues dans le décret qui permettent toujours de bénéficier du chômage partiel. Le juge des référés du Conseil d’Etat prononce donc la suspension des articles du décret du 29 août 2020 relatifs aux critères de vulnérabilité. Dès lors, en l’absence d’une nouvelle décision du Premier ministre, les critères retenus par le précédent décret du 5 mai 2020 s’appliquent à nouveau. Télécharger l'arrêt
16 Oct 2020

Covid-9 : les six formes cliniques de la maladie

Selon un article qui vient d'être mis en ligne sur MedRxiv (archive de prépublications consacrée à la recherche médicale), il existerait six formes de la Covid-19 en fonction des symptômes et de leur durée, allant de la plus bénigne à la plus sévère. L'étude a recueilli les données de 1 653 patients entre le 1er et le 28 mai 2020, et a classé leurs symptômes pendant les 5 premiers jours de la maladie, en 6 présentations cliniques particulières. Les six formes de la Covid-19 seraient donc : Type grippal sans fièvre : maux de tête, perte d'odorat, toux, maux de gorge et douleurs, mais pas de fièvre. Type grippal avec fièvre : identique au groupe 1, plus perte d'appétit et fièvre. Type gastro-intestinal : diarrhée, perte d'odorat et d'appétit, maux de tête, maux de gorge, douleurs thoraciques mais , en général, pas de toux. Type fatigue : fatigue, maux de tête, perte d'odorat, toux, douleurs thoraciques et fièvre. Ce groupe est considéré comme plus grave que les trois précédents, car 8,6 % des patients auront besoin d'une assistance respiratoire. Type confusion : confusion en plus des symptômes énumérés dans le quatrième groupe. Environ 10 % des patients auront besoin d'une assistance respiratoire. Type abdominal et respiratoire : maux de tête, fièvre, perte d'odorat et d'appétit, toux, maux de gorge, douleurs thoraciques, ainsi que essoufflement, diarrhée et douleurs abdominales, douleurs musculaires, confusion et fatigue. Considéré comme le groupe le plus grave, car près de 50 % des patients devront être hospitalisées et environ un 20 % auront besoin d'une assistance respiratoire. Les auteurs concluent que l'utilisation d'une telle classification pourrait être utilisée pour la prise en charge des patients à risque et planifier le besoin en ressources médicales avant qu'il ne soit nécessaire. Source (an anglais)
15 Oct 2020

Covid-19 : les mirages criminels de l’immunité collective

Alors que dans une récente conférence, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré qu'il n'était pas envisageable de laisser le SARS-CoV-2 circuler pour espérer atteindre la fameuse immunité collective, une lettre ouverte signés par plus de 80 chercheurs et publié par la prestigieuse revue britannique The Lancet, vient nous rappeler que cette immunité collective est non seulement une fausse bonne idée mais ne repose en plus sur aucune preuve scientifique. L’immunité collective est un concept utilisé pour la vaccination, selon lequel une population est ‎protégée contre un virus donné une fois un certain seuil franchi.‎ En d’autres termes, on obtient une immunité collective en protégeant les gens contre un virus et ‎non en les y exposant.‎ Jamais dans l’histoire de la santé publique l’immunité collective n’a été employée comme stratégie ‎face à une épidémie, ni a fortiori face à une pandémie. Une telle approche poserait problème du ‎point de vue scientifique comme sur le plan éthique.‎ Et le directeur général de l'OMS de rappeler que : La plupart de ceux qui sont infectés par ce virus développent une réponse immunitaire dans les ‎premières semaines, mais nous ne savons pas si elle est forte, combien de temps elle dure, ni ‎comment elle se manifeste selon les patients. Certains sujets ont même été infectés une deuxième fois (et en sont morts).‎ Dans la plupart des pays, moins de 10 % de la ‎population a été infectée par le SARS-CoV-2. ‎Laisser le virus circuler sans contrôle, cela revient donc à laisser libre champ à des infections, des ‎souffrances et des morts inutiles. ‎ On commence seulement à comprendre les conséquences de la maladie sur la ‎santé à long terme des malades et ce ‎que l’on appelle désormais les "formes longues de la Covid-19". ‎ Laisser se propager librement un virus dangereux encore imparfaitement compris serait tout ‎simplement contraire à l’éthique. La conférence de l'OMS La lettre ouverte de The Lancet (en anglais)
15 Oct 2020

Covid-19 : profil des malades hospitalisés (01/03/20 – 15/06/20)

Une étude réalisée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé, qui vient d'être publiée, précise le profil des quelques 90 000 patients hospitalisés en France lors de la première vague épidémique entre le 1er mars et le 15 juin. L’Île-de-France et le Grand-Est ont été les régions les plus touchées lors de cette première vague de l’épidémie avec respectivement 37 % et 17 % de l’ensemble des patients hospitalisés. Il ressort de cette étude quelques points essentiels : La durée médiane d’un séjour à l’hôpital est de 20 jours pour les malades passés par les soins critiques (réanimation, soins intensifs et soins continus) et de 8 jours pour les autres. L’âge médian des malades décédés est de 81 ans (i.e. la moitié ont moins). Les hommes sont surreprésentés parmi les malades hospitalisés en soins critiques (70 %) et les décès (60 %). Quatre parcours-types se dégagent sur les 90 jours suivant l’hospitalisation : Les hospitalisations suivies d’un retour à domicile (74 %). Les hospitalisations suivies d’un décès (19 %). Les hospitalisations suivies d’une hospitalisation en SSR (5 %). Les hospitalisations avec un long passage par les soins critiques (2 %) suivies ou non d’un décès. 81 % des patients hospitalisés atteints de la Covid-19 ne sont pas passés par un service de soins critiques. Seuls 27 % des décès des patients hospitalisés ont eu lieu en soins critiques. 90 jours après l’hospitalisation, le taux de mortalité est de 19 % et il augmente fortement avec l’âge : de 2 % pour les moins de 40 ans et 33 % pour les plus de 80 ans. Les formes graves étant mieux prises en charge, la mortalité a baissé depuis le début de la pandémie. Télécharger l'étude
14 Oct 2020

Covid-19 : précautions concernant la ventilation, le chauffage et la climatisation

Pour prévenir risques de transmission du virus de la Covid-19 dans les locaux de travail, certaines précautions sont nécessaires quant à l’utilisation des dispositifs de ventilation, de chauffage et de climatisation. L'Inrs vient de mettre en ligne un guide qui présente les principales recommandations en la matière. Télécharger le guide
13 Oct 2020

Covid-19 : le virus pourrait survivre jusqu’à 28 jours sur certaines surfaces

Selon cette étude de l'agence scientifique nationale australienne (Csiro), le SARS-CoV-2 pourrait, dans un milieu frais et sombre, survivre jusqu'à 28 jours sur certaines surfaces lisses. Les auteurs ont ainsi mis en évidence qu'à 20°C, le SARS-CoV-2 est "extrêmement résistant" et il peut rester vivant et virulent jusqu'à 28 jours sur du verre, de l'acier ou des billets de banque. À 30°C, ce taux de survie tombe à 7 jours et à 40°C, il n'est plus que de 24 heures. Sur des surfaces poreuses comme le coton, le virus n'a survécu "que" 14 jours à 20°C et moins de 16 heures à 40°C. Ces résultats ne signifient pas pour autant que le virus présent sur ces surfaces pourrait infecter tout un chacun mais qu'il reste néanmoins possible dans certaines conditions (absence de lavage des mains et de nettoyage des surfaces, doigts portés à la bouche ou aux yeux) d'être infecté plus de deux semaines après que ces surfaces ont été contaminées. Ces résultats pourraient peut-être aussi expliquer pourquoi l'épidémie renaît parfois "spontanément" même en l'absence d'individus contagieux au sein de la population. Quelques réserves sont néanmoins émises par les auteurs eux-mêmes compte-tenu du fait que l'étude a été menée avec des niveaux fixes de virus, correspondant probablement au pic d'une infection, une humidité  maintenue à 50 % et en l'absence d'exposition à une lumière ultraviolet, 2 facteurs pouvant rapidement altérer le virus. Et les auteurs de conclure que ce sont avant tout les personnes infectées qui restent plus contagieuses (par transmission aérienne) que les surfaces contaminées et de rappeler encore une fois l'importance vitale des bonnes pratiques en matière de lavage de mains et de désinfection des surfaces. Source (en anglais)
13 Oct 2020

Covid-19 : un nouveau guide de bonnes pratiques pour l’employeur

Alors que l’épidémie de Covid-19 progresse, le ministère du Travail et l’Assurance Maladie - Risques Professionnels proposent le guide “Covid-19 : conseils et bonnes pratiques pour l’employeur”. Celui-ci a été conçu à partir du “Protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de la Covid-19”. C’est donc un document essentiel pour les entreprises sachant qu’elles ont l’obligation sanitaire et sociale de protéger leurs salariés ainsi que leurs publics extérieurs (clients, prestataires, etc.). Le guide revient étape par étape sur les actions à mener en priorité par l’employeur, à savoir : Evaluer les risques. Mettre en place les moyens de protection des salariés. Réagir en cas de contamination d’un salarié. Prendre les mesures en cas de cluster en entreprise. Il identifie également les interlocuteurs et les sites de référence pour trouver rapidement la bonne information dans un contexte sanitaire en évolution permanente. Télécharger le guide employeur Télécharger le guide salarié
12 Oct 2020

Covid-19 : quid des jeunes patients ?

Selon cet article paru dans le Journal of the American Medical Association Internal Medicine, et contrairement à l’idée généralement reçue qui voudrait que la grande majorité des jeunes patients développeront une forme limitée de la maladie, les risques d’hospitalisation et de complications graves apparaissent en fait non négligeables pour cette population jeune. L'étude qui a analysé les données de 63 103 patients atteints de Covid-19 dont 3 222 patients âgés de 18 à 34 ans (5 %), a montré que : 21 % ont eu besoin de soins intensifs. 10 % d'une ventilation mécanique. 2,7 % sont décédés. Si le taux de décès de 2,7 % reste inférieur de moitié à celui des patients plus âgés, il est élevé en regard des taux de décès constatés avec d’autres pathologies, pour la même tranche d’âge. L'étude a également mis en évidence que : 57 % des jeunes hospitalisés pour COVID-19 sont issus de minorités ethniques et/ou défavorisées. 36,8 % des patients souffraient d'obésité (IMC > 30) et 24,5 % d'obésité morbide (IMC > 40). 18,2 % de ces patients souffraient de diabète et 16,1 % d'HTA. Source (en anglais)
09 Oct 2020

Covid-19 : gérer au mieux le télétravail

La crise sanitaire due au coronavirus a contraint de nombreuses entreprises à imposer à leurs collaborateurs de travailler à domicile. Or ce qui était censé n’être que temporaire pourrait bien s’éterniser. Et le travail à domicile présente certes des avantages, mais aussi des inconvénients : manque d’interactions sociales, difficultés à se motiver et, souvent, un aménagement peu optimal du poste de travail occasionnant des troubles physiques tels que des contractures. L’absence éventuelle de directives claires, le bouleversement du quotidien et la nécessité pour les cadres de repenser leur style de conduite peuvent eux aussi générer du stress, et donc impacter négativement les performances au travail. Pour gérer au mieux cette situation, la Suva suisse a compilé informations, conseils et outils sur le sujet. En savoir plus
07 Oct 2020

Accidents du travail et maladies professionnelles : le bilan 2019

Quelles sont les maladies professionnelles les plus courantes ? Les risques majeurs d’accidents du travail et les secteurs d’activité les plus touchés ? Combien d’entreprises bénéficient de programmes de prévention pour leurs salariés ? L’Assurance Maladie – Risques professionnels fait le point dans son rapport annuel "L’Essentiel 2019, Santé et sécurité au travail". En 2019, le nombre de maladies professionnelles a continué de croître. En tête de liste : les troubles musculosquelettiques (TMS) qui représentent 88 % des maladies enregistrées. Pour protéger les salariés, l’Assurance Maladie – Risques professionnels a identifié plus de 13500 entreprises "à risque" qui ont pu bénéficier du programme TMS Pros. La branche AT/MP s’est également concentrée sur la prévention des risques de cancers et de maladies respiratoires (programme Risques Chimiques Pros), sachant que les affections liées à la silice cristalline ont augmenté de 13,9 % en 2019. Les troubles psychosociaux (dépressions, burn out, etc.) ne sont pas en reste, qu’ils soient reconnus en maladie professionnelle (+ 6 %) ou en accident du travail (+ 20 000 cas). En cause : le mal être au travail ou l’agression d’un salarié en contact avec le public. Télécharger le rapport
06 Oct 2020

Covid-19 : combien de patients asymptomatiques ?

Cette méta-analyse parue dans la revue PLOS Medicine, répond un peu plus précisément à la question du nombre de patients asymptomatiques et surtout leur rôle réel dans la transmission du SARS-CoV-2. L'étude s'est basée sur un total de 94 études parues entre le 25/03/20 et le 10/06/20. Les résultats permettent d'estimer que la proportion de patients infectés par le SARS-CoV-2 et restant asymptomatiques tout au long de l'infection est de seulement 20 % (valeurs comprises entre 17 à 25 %) alors que certaines publications le l'estimaient parfois aux alentours de 40 %. Il semblerait par ailleurs que le risque de contamination par les sujets asymptomatiques soit faible, en l'occurrence 75 % moindre qu'après un contact avec un patient symptomatique. Les auteurs concluent que ce sont toujours les patients présymptomatiques qui sont et restent les plus contagieux et que, encore fois, le port du masque et la distanciation physique restent les mesures les plus efficaces pour éviter la propagation de la Covid-19. Source (en anglais)
05 Oct 2020

Covid-19 : masques, essoufflement et légendes urbaines

En réponse aux multiples allégations concernant l'essoufflement ou les "intoxications" au CO2 liés au port du masque, cet article paru dans les Annals of the American Thoracic Society, vient répondre que les masques faciaux ne sont pas susceptibles d'entraîner une du CO2 sanguin, même chez les patients atteints d'une maladie pulmonaire. L'étude a mesuré les variations de niveaux d'oxygène et de dioxyde de carbone sanguins, associés au port du masque, chez 15 médecins en bonne santé (60 % d'hommes et 40 % de femmes âgés en moyenne de 31,1 ans) et 15 vétérans hommes (âgés en moyenne de 71,6 ans) atteints de maladie pulmonaire chronique obstructive chronique (BPCO) plus ou moins sévère, et n'a noté aucune anomalie liée aux échanges gazeux avec ou sans masque. Quant à la dyspnée et/ou la sensation d'essoufflement qui pourrait être ressentie avec des masques par certains, les auteurs concluent qu'elle n'est pas synonyme d'altérations des échanges gazeux et résulte très probablement d'une restriction du débit d'air en particulier lorsqu'une ventilation plus élevée est nécessaire à l'effort. Le "remède" ne serait donc pas d'enlever son masque mais de minorer l'effort. Le masque reste donc notre meilleur rempart contre l'infection au SARS-CoV-2 et en particulier pour les patients atteints d'une maladie pulmonaire chronique. Source (en anglais)
02 Oct 2020

Covid-19 : c’est la faute à Néandertal

En tout cas pour les formes graves selon cet article paru dans la prestigieuse revue Nature. L'étude a mis en évidence qu'une anomalie génétique altère la production des interférons de type I et expliquerait 15 % des formes graves. Et cette portion génomique, présente sur chromosome 3, nous vient tout droit de la préhistoire et de notre lointain cousin l'Homme de Néandertal. L'étude a montré que les patients porteurs de ce variant génétique ont 1,6 fois plus de "chances" de développer une forme sévère de la Covid-19 et trois fois plus de risque d'avoir besoin d'une ventilation mécanique. Cette anomalie génétique est présente chez 16 % de la population européenne, 50 % de la population sud-asiatique et 63 % de la population du Bangladesh. A contrario, elle est pratiquement absente des populations africaines et de l'est asiatique. Source
01 Oct 2020

Du bon usage de l’insulte au travail

Comment injurier son patron sans se faire virer ? Comment insulter son salarié sans être inquiété ? "Gros con" est-il pire que "petit con" ou "sale con" ? Mais qu'en est-il de "pauvre con" ? Ou de "vieux con" ? "Salaud" est-il plus préjudiciable qu'un misogyne "salope" ? Et quid de "grosse salope" ? Voire de "sale pute" ? Un doigt d'honneur justifie-t-il la rupture immédiate de la relation de travail ? Inviter son supérieur hiérarchique à "aller se faire foutre" peut-il être un motif légitime de licenciement ? Recommander trivialement à son employeur d'aller honorer plus souvent et plus vigoureusement sa légitime épouse, ou lui proposer de le remplacer dans cette tâche, doit-il mettre fin au contrat de travail ? Alléguer que son responsable ne serait pas pourvu de gonades mâles et qu'il aurait néanmoins une inclinaison pour des relations sexuelles impliquant de très jeunes gens constitue-t-il une faut grave ? A toutes ces essentielles questions, Me Eric Rocheblave répond en détail mais conclut que selon votre position dans la hiérarchie de l’entreprise, votre ancienneté, le lieu où vous serez jugé, les circonstances dans lesquelles vous les avez proférées, ces grossièretés n’auront pas la même saveur et que la sanction sera plus ou moins amère. En savoir plus
30 Sep 2020

Covid-19 : portons des masques et sinon parlons japonais

Selon cet article paru dans publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, une simple conversation, même en respectant la distanciation physique, répand rapidement des gouttelettes potentiellement contaminantes à l'intérieur d’un espace clos. L'étude a permis de visualiser le "brouillard" de microparticules et l'aérosol créé lors d'une conversation. Sa distance de propagation dépend en partie de la durée de la conversation : parler 30 secondes à haute voix projette un aérosol à près de 2 mètres en direction de son interlocuteur en environ 30 secondes, et sur cette distance, la concentration des aérosols se dilue à environ 3 % du volume d'origine. Même si les masques ne bloquent pas complètement le flux d'aérosols, ils jouent un rôle essentiel dans la perturbation du flux d'air de la bouche de l’orateur, empêchant la diffusion rapide de gouttelettes sur des distances supérieures à 30 cm. Les auteurs concluent qu'une distanciation physique de 2 mètres ne suffit pas à elle-seule à protéger, d’autant que les aérosols créés par une conversation provoquent une sorte de turbulence bien plus complexe que des jets d'air simples, sans compter les mouvements de la tête ou du corps de l'orateur et les flux possibles de l'air ambiant. Source et iconographie (en anglais) Cette autre étude récente publié dans la revue PlosOne, a montré que la langue, certaines phrases et façons de parler sont à proscrire pour éviter de postillonner et de répandre des virus sur nos interlocuteurs. A cet exercice, c'est le japonais qui semble être la langue la moins "contaminante". A l'inverse, le pire reste quand même de chanter à tue-tête en public. Iconographie Source (en anglais)

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