Covid-19 : effets de la météo sur le SARS-CoV-2 ?

Si cet article publié dans les Proceedings of the National Academy of Sciences vient confirmer l’impact, modéré probablement, des saisons sur la transmission du SARS-CoV-2, il semblerait que les températures les plus élevées ne suffisent en rien à empêcher sa transmission.
L’étude s’est basée sur un des premiers modèle épidémiologique de la propagation du coronavirus incluant des données environnementales américaines, avec des comparaisons faites avant et pendant le confinement.
Les résultats suggèrent que :

  • Des températures plus élevées réduisant la transmission du virus, mais même au pic, ces températures sont moins “efficaces” que les mesures de distanciation.
  • Les températures plus basses de l’automne et de l’hiver pourraient entraîner une reprise de la propagation du virus en l’absence d’interventions ou de changements de comportement.
  • Une température plus basse et une densité de population plus élevée sont les 2 facteurs d’une transmission plus importante.
  • Les mesures de prévention les plus efficaces restent les politiques publiques et le comportement individuel.

Les auteurs concluent que même avec l’arrivée de l’été, les réponses de santé publique et les comportements individuels restent la clé du contrôle de l’épidémie et que même les pays des régions plus chaudes du globe ne devraient pas assouplir les restrictions de mobilité, et pas avant les régions plus froides. D’autant que ces régions plus chaudes ont tendance à avoir des densités de population plus élevées.
Source (texte intégral en anglais)
En savoir plus sur le même sujet (article de The Conversation, en français)