Du bon usage de l'insulte au travail

Comment injurier son patron sans se faire virer ?
Comment insulter son salarié sans être inquiété ?
“Gros con” est-il pire que “petit con” ou “sale con” ? Mais qu’en est-il de “pauvre con” ? Ou de “vieux con” ?
“Salaud” est-il plus préjudiciable qu’un misogyne “salope” ? Et quid de “grosse salope” ? Voire de “sale pute” ?
Un doigt d’honneur justifie-t-il la rupture immédiate de la relation de travail ?
Inviter son supérieur hiérarchique à “aller se faire foutre” peut-il être un motif légitime de licenciement ?
Recommander trivialement à son employeur d’aller honorer plus souvent et plus vigoureusement sa légitime épouse, ou lui proposer de le remplacer dans cette tâche, doit-il mettre fin au contrat de travail ?
Alléguer que son responsable ne serait pas pourvu de gonades mâles et qu’il aurait néanmoins une inclinaison pour des relations sexuelles impliquant de très jeunes gens constitue-t-il une faut grave ?
A toutes ces essentielles questions, Me Eric Rocheblave répond en détail mais conclut que selon votre position dans la hiérarchie de l’entreprise, votre ancienneté, le lieu où vous serez jugé, les circonstances dans lesquelles vous les avez proférées, ces grossièretés n’auront pas la même saveur et que la sanction sera plus ou moins amère.
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